Travail des enfants : dans la bonne voie


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Travail des enfants : dans la bonne voie
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

fillette au travailDepuis l'an 2000, le nombre d'enfants qui travaillent dans le monde a diminué d'un tiers. Une excellente nouvelle confirmée par l'Organisation Internationale du Travail (OIT).

Certes, nous nous réjouissons. Pourtant ce sont encore 168 millions d'enfants qui sont exploités à travers le monde. Des chiffres qui donnent le tournis quand on sait que ces enfants sont privés de leur enfance pour une maigre poignée de pièces. En outre, ce travail met en péril, la plupart du temps, leur santé physique, leur sécurité et mine les conditions de base de leur éducation.

La palme du travail des enfants dans le monde revient à l'Asie-Pacifique, talonnée par l'Afrique subsaharienne qui détient le record absolu, au regard de sa population. Selon les statistiques établies, si le travail des fillettes a reculé de 40 % en 13 ans, la diminution enregistrée par le travail des garçons n'est pas aussi spectaculaire, puisqu'elle a régressé de 25 %. Deux tiers des enfants qui travaillent le font pour suppléer à des activités agricoles, tandis que les services et l'industrie représentent encore les deux autres secteurs pointés prioritairement du doigt.

L'éducation, moteur évident du respect

Depuis quelques années, de nouvelles législations sont entrée en vigueur. Les effets bénéfiques de ces conventions se joignent aux résolutions prises par le monde politique. Toutes ces résolutions et ces investissements, en matière d'éducation et de protection sociale, participent activement au progrès humain. Il y va de choix de société. "Personne ne peut s’attribuer seul le mérite de ce résultat, parce que nombreux sont ceux qui ont attiré l’attention sur les effets négatifs du travail des enfants sur la croissance économique, l’avenir de nos sociétés et les droits des enfants. Cependant, le rôle de l’OIT à la tête de ce combat contre le travail des enfants, à travers ses normes et son système de supervision, ses conseils, son renforcement des capacités et son action directe, mérite une mention spéciale", estime Constance Thomas, directrice du Programme international de l'OIT pour l'abolition du travail des enfants.

Un bémol de taille subsiste toutefois. Malgré une régression significative du nombre de jeunes travailleurs, il apparaît déjà que les chiffres visés en 2016 ne pourront pas être atteints...

Angélique Tasiaux

 


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