Les Veilleurs ont bravé l’interdit


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Les Veilleurs ont bravé l’interdit
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Le grand Paris des VeilleursMalgré une interdiction préfectorale, les Veilleurs se sont retrouvés le 31 août, comme prévu, à Paris. C'est en ordre dispersé qu'ils sont venus depuis l'esplanade de la Défense jusqu'à la place de la Concorde. Leur volonté n'a pas changé : ils continuent à revendiquer le retrait de la loi sur le mariage pour tous.

Si les Veilleurs se sont réunis le 31 août à Paris, après avoir sillonné la France durant l'été, cela ne signifie pas la fin officielle de leur initiative. Le calendrier des semaines à venir affiche déjà de nombreuses dates de veillées, la plus lointaine étant prévue en province, le 2 décembre, à Châlons-en-Champagne.

Marcheurs vigilants, à défaut d'être des manifestants, les veilleurs revendiquent leur appartenance à un mouvement non-violent, créé à la suite de l'adoption de la loi dite du mariage pour tous. Ils refusent d'être récupérés par une mouvance politique ou confessionnelle, et reconnaissent poser quelquefois "un acte de désobéissance civile destiné à manifester notre résistance et l’irrépressible liberté de la marche de nos consciences". Ce fut le cas le 31 août, lorsqu'ils ont enfreint l'interdiction préfectorale qui s'était opposée à ce qu'ils empruntent les Champs Elysées.

Au programme des veillées, il y a généralement des chants et des lectures. Parmi celles-ci, un extrait de l'auteur Belge Henri Michaux :
"Dans la marmite de son ventre est un grand secret,
Mégères alentours qui pleurez dans vos mouchoirs ;
On s’étonne, on s’étonne, on s’étonne
Et vous regarde,
On cherche aussi, nous autres, le grand secret." Qui je fus (1927)

Autre plume, avec Sylvie Agacinski, l'épouse de Lionel Jospin, qui fut Premier ministre, sous François Mitterrand :

"La revendication du « mariage homosexuel » ou de l’ »homoparentalité » n’a pu se formuler qu’à partir de la construction ou de la fiction de sujets de droit qui n’ont jamais existé : les « hétérosexuels ». C’est en posant comme une donnée réelle cette classe illusoire de sujets que la question de l’égalité des droits entre « homosexuels et hétérosexuels » a pu se poser. Il s’agit cependant d’une fiction, car ce n’est pas la sexualité des individus qui a jamais fondé le mariage ni la parenté, mais d’abord le sexe, c’est-à-dire la distinction anthropologique des hommes et des femmes. Dans une civilisation comme la nôtre, héritière du droit romain, le mariage a toujours été l’union légale d’un homme avec une femme, dont il fait la mère de ses enfants." (Le Monde, 21 juin 2007)

A. T.

Catégorie : L'actu

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