Tristesse et espérance


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Tristesse et espérance
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
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Editorial de Jean-Jacques Durré, paru dans "Dimanche Express" n°26 du 11 août 2013 :

Ces deux mots caractérisent le mois de juillet 2013. Tristesse d’abord pour ceux qui ont été touchés par les catastrophes ferroviaires en France, en Suisse et à Saint-Jacques de Compostelle et par l’accident de car survenu en Italie. Au-delà des chiffres, il y a des réalités très dures à vivre : des vies ont basculé et des familles sont brisées. Indéniablement, c’est la tristesse et, pire même, le chagrin pour tant de proches des personnes disparues ou blessées. La dure réalité de la vie est parfois lourde à porter et ce n’est pas le soleil qui a brillé durant le mois qui atténue la douleur.

D’un autre côté, des événements que le mot « enthousiasme » caractérise, ont aussi soulevé une profonde espérance à divers niveaux. Il y eu tout d’abord les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ). Peut-on croire que la joie et la ferveur de ces centaines de milliers de jeunes rassemblés autour du pape François étaient feintes ? Les mots forts du pape, les encouragements à ne pas désespérer et à aller de l’avant, les ont transportés. Ces jeunes sont eux-mêmes espérance car ils seront les architectes et les bâtisseurs du monde de demain. Ils ont été l’oasis dans le désert, celui qui permet de repartir et de poursuivre une route qui est parfois difficile.

Enthousiasme aussi dans le diocèse de Liège, autour de son nouveau pasteur, Mgr Jean-Pierre Delville. Ceux qui ont assisté à son ordination épiscopale ont pu constater la joie des catholiques du diocèse et l’espérance que ce nouveau pasteur apporte, sans pour autant renier ce qu’ont fait ses prédécesseurs. C’est dans la continuité que se construit l’Eglise. La nomination d’un nouvel évêque en Cité ardente confirme cette continuité et induit aussi cette espérance d’une foi vibrante, vivante, qui transforme le monde.

Enfin, enthousiasme encore autour du nouveau roi Philippe. Là aussi dans la continuité. L’abdication royale et la prestation de serment ont montré combien les Belges peuvent se rassembler dans un même élan autour de celui qui incarne la nation, « dans sa diversité qui est sa force ».

A leur niveau respectif, le pape, l’évêque de Liège et le roi, ont concentré la joie et l’enthousiasme de chacun, mais aussi l’espérance. Ils ont été le ciel bleu et le soleil dans une grisaille que les catastrophes et la crise entretiennent, hélas. Cette espérance nous aide à porter les fardeaux de la vie et nous dit que tout n’est pas moche, ni fichu.

L’espérance nous remet debout et nous incite à influencer la marche du monde. Elle nous invite à ne pas baisser les bras, même lorsque la douleur est forte.

Catégorie : En dialogue

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