Depuis 100 jours, le pape François…


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Depuis 100 jours, le pape François…
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Dès le premier soir de l'élection, il a semblé évident que le cardinal Jorge Mario Bergoglio, nouvel évêque de Rome, imposerait un style bien à lui.

Cent jours ont passé et les réactions sont multiples. “Quand fera-t-il enfin le pape ?“, demande un habitué du Vatican qui verrait bien Jorge Mario Bergoglio rejoindre les appartements pontificaux et abandonner ses habitudes de “curé de campagne“. Les plus sévères demandent qu’il cesse de “faire l’aumônier de la Maison Sainte-Marthe“, tandis que les plus enthousiastes s’écrient : “Enfin de l’air !“ Paradoxalement, les plus touchés par le nouveau pontife semblent parfois aux “périphéries“, ainsi qu’il aime lui-même définir ceux vers qui l’Eglise doit sortir pour annoncer l’Evangile. Les plus récalcitrants sont souvent ceux qui ne parviennent pas à faire le deuil de Benoît XVI, résolument discret.

Parmi les révolutions immédiatement perceptibles, on relève des choix symboliques, comme celui de ne pas habiter dans ses appartements, un engouement populaire exceptionnel et son immense disponibilité lors des salutations en papamobile, un style langagier direct avec des mises en garde contre le diable, etc. Pourtant, malgré un habillage différent, la ligne de conduite papale demeure inchangée, on le voit notamment dans le domaine bioéthique.

Jour après jour, le pape François rencontre les responsables de la curie, et accueille des visiteurs du monde entier. Après cet exercice collégial, viendra le temps de la décision. Début octobre, il réunira son “G8“, les 8 cardinaux appelés à le conseiller, en particulier dans la réforme de la curie. Mais nombre d’entre eux sont déjà passés à Rome, individuellement, et planchent déjà sur le sujet. On prête aussi au pape l’intention de réformer l’Institut pour les œuvres de religion. Cet été, le pape argentin fera son baptême du feu international au Brésil.

Si l’aptitude hautement pastorale du nouveau pontife est déjà assurée, il doit maintenant faire preuve de ses capacités à gouverner. Nombre de ceux qui le connaissent disent qu’après avoir beaucoup écouté, Jorge Mario Bergoglio sait prendre, seul, des décisions fermes et sans appel. Nous le constaterons certainement d'ici peu.

A.T. (avec apic)


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