Ce 7 mars, les congrégations générales ont repris en matinée dans la salle du synode au Vatican. La date d'entrée en conclave pourrait être annoncée à l'issue de cette cinquième congrégation...
Si 153 cardinaux, parmi lesquels 113 électeurs, étaient présents mercredi, deux cardinaux électeurs manquent encore à l’appel, un polonais et un vietnamien. Pour préparer l’élection du nouveau pape, les membres du Sacré Collège examinent au cours des différentes rencontres de cette semaine la situation de l’Église dans le monde d’aujourd’hui, les rapports entre les dicastères et les épiscopats, et le profil du futur pape. La pression est forte, surtout que des milliers de journalistes font le siège des abords du Vatican, et les cardinaux s'unissent dans la prière.
Les cardinaux invitent à prier pour eux et pour l'Église
La Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège a publié le 6 mars son premier tweet sur son compte @terzaloggia : "en ce moment particulièrement important la Secrétairerie d’Etat s’unit à toute l’Eglise dans la prière pour le futur Pape".
En fin d'après-midi le 6 mars, les cardinaux électeurs ou non électeurs ont été conviés à un temps de prière pour l'Église en la basilique Saint-Pierre. La célébration a été présidée par le cardinal Angelo Comastri, l'archiprêtre de la basilique.
Une réserve d'usage
Selon le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, le père Lombardi, le chemin qui conduit le collège cardinalice vers le conclave est "une situation particulière". "Ce n’est pas un synode ou un congrès où l’on cherche à donner toutes les informations lors de conférences de presse".
"Ce chemin, poursuit-il, nécessite un certain respect à donner aux participants qui doivent prendre une décision en conscience" sur un des membres du collège. "Donc la tradition du conclave est celle de la réserve" pour que les cardinaux aient "plus de liberté et d’indépendance de décision". Pour favoriser ce respect vis-à-vis des cardinaux appelés à faire un choix déterminant, le père Lombardi tient chaque jour une conférence de presse "synthétique" en accord avec les cardinaux et le doyen du collège cardinalice.
"C’est aux cardinaux de savoir quel chemin emprunter vers l’élection du Saint Père".
Quant à la décision des cardinaux américains de tenir ou non des conférences de presse, le père Lombardi estime qu’il n’a pas "d’indication à donner aux cardinaux sur le comportement à adopter avec la presse". Il s’agit d’en parler lors des congrégation générale. "C’est aux cardinaux de savoir quel chemin emprunter vers l’élection du Saint Père". Aussi, explique le père Lombardi, "cela ne m’étonne pas qu’il y ait des différentes étapes" tout au long de ce chemin. "Au début on est ouvert, on partage sur le moment qu’on vit et, au fur et à mesure, en fonction des décisions du collège cardinalice, on avance ensemble sur la manière dont on communique".
apic/radio vatican/at

