Synode: Résultats des dix premiers jours de travaux


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Synode: Résultats des dix premiers jours de travaux
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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Depuis son ouverture il y a dix jours, des centaines de pères synodaux, experts auditeurs et délégués fraternels venus des cinq continents, se sont exprimés témoignant de leurs expériences et proposant des pistes de réflexion. A mi parcours du Synode, le 17 octobre 2012 le relateur général, le cardinal Donald William Wuerl, archevêque de Washington, a présenté un rapport aux Pères synodaux faisant la synthèse des discussions.

En présence de Benoît XVI l’archevêque de Washington a énuméré en latin dans sa "Relatio post disceptationem", les nombreux thèmes de travail abordés par les quelque 260 Pères synodaux et les auditeurs religieux ou laïcs, participant au synode depuis le 8 octobre. Le rapport du cardinal Wuerl a confirmé qu’il était "difficile, voire impossible, de trouver un fil conducteur" aux plus de 250 interventions entendues, sans parler des interventions libres improvisées.

Depuis l’ouverture des travaux, les interventions dans la salle du synode se succèdent mais ne se ressemblent pas. Signe visible de la diversité des réalités vécues et des problématiques, certains participants ont confié leurs peurs face à un monde globalisé et sécularisé, leurs préoccupations pour des pays, en particulier ceux du Proche et Moyen-Orient où les chrétiens sont minoritaires. D’autres ont évoqué des signes d’espérance visibles notamment au sein des paroisses, des petites communautés et des familles. Beaucoup ont mentionné le rôle indispensable des laïcs et l’importance du dialogue œcuménique et interreligieux dans la Nouvelle évangélisation.

Des débuts de réponses

En réaffirmant la nature de la Nouvelle évangélisation et en tenant compte du contexte actuel du ministère de l’Eglise - sécularisation, indifférence à la religion, voire dans certains pays violence et diminution de la liberté religieuse - le Synode propose des réponses : - renforcer l’idée de la communion ecclésiale - favoriser une conversion et une formation de la foi chez tous les baptisés et créer des moments de rencontre avec le Christ en prenant appui sur la culture, domaine de la Nouvelle évangélisation.
Parmi les réponses pastorales qui « ont reçu une mention considérable » : « les œuvres de la justice sociale et de la Charité ». Mais pour ce faire, la Nouvelle évangélisation a besoin d’agents : - la famille, « indispensable non seulement à la transmission de la foi, mais aussi à la formation de la personne humaine » - les prêtres, « formés dans la reconnaissance du fait qu’ils consacreront leur vie au service de l’Eglise en tant que prêtres célibataires » - les migrants et les laïcs appelés à s’engager dans tous les domaines de la société. Autant de pistes qui vont nourrir les travaux des pères synodaux qui, dans les prochains jours, doivent élaborer les propositions finales.

L’indispensable présence des laïcs

L’archevêque de Washington a relevé l’importance de la paroisse dans la nouvelle évangélisation et le caractère indispensable de la présence de laïcs, hommes et femmes, engagés avec les prêtres dans l’évangélisation. Il a aussi souligné la domination de l’influence musulmane au Moyen-Orient et les difficultés auxquelles font face les communautés chrétiennes.
Dans son exposé, le rapporteur général du synode a énuméré 14 questions auxquelles les Pères synodaux devront répondre, réunis en groupes de travail linguistiques, dans les prochains jours. Le résultat de cette 2e phase du synode aboutira à la rédaction d’une liste de propositions faites au pape, pour répondre au défi de la nouvelle évangélisation.

BL avec news.va

 

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