Le miracle de la Vie


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Le miracle de la Vie
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
3 min

Depuis 25 ans, le "Souffle de Vie" apporte la preuve qu'on n'est pas parent tout seul… Pour soutenir les mamans esseulées dans leur choix d'enfanter et de transmettre la vie, des laïcs proposent leur soutien, discret ou plus présent, selon les besoins.

Au "Souffle de Vie", les parents en questionnement, pendant ou après la grossesse, se voient proposer des soutiens concrets, comme une aide morale, matérielle, administrative, juridique, spirituelle, sans oublier une assistance médicale, paramédicale et/ou psychologique lorsque cela s'avère nécessaire. Des familles de parrainage apportent aussi leur présence aux cellules familiales précarisées. Et, dans certains cas, une adoption est envisagée.

Dénoncer les tabous

La loi sur l'avortement n'a pas été sans laisser des traces tangibles. Pour beaucoup, désormais, "l'avortement est devenu une fatalité", dans une sorte de banalisation ambiante. "La conscientisation de la défense de la vie faiblit", remarque Jacques Philippe, en observateur aguerri. Et le défenseur de la vie d'ajouter que les chiffres du nombre d'avortements en Belgique sont sous-évalués, puisqu'ils ne tiennent pas compte de certains avortements déguisés en curetages. Ces chiffres biaisés permettent notamment de déculpabiliser les patientes et de rassurer l'opinion publique. Or, constate le cofondateur de l'association, les conséquences des avortements sont très souvent dramatiques. À la culpabilité se joint un cortège de difficultés existentielles, parmi lesquelles l'impossibilité de mener à bien des projets, la dépression… De nombreux parents viennent au "Souffle de Vie" en quête d'un accompagnement, lorsque resurgit la blessure d'un avortement, parfois longtemps après celui-ci. "La moitié des appels téléphoniques émanent de couples", précise Micheline Philippe.

Le "Souffle de Vie" propose aussi aux mamans, qui ont vécu une fausse couche, un lieu d'accueil pour poser des mots sur la manière dont celle-ci a été vécue tant par l'entourage que le corps médical. Souffrance et tristesse, mais aussi quelquefois culpabilisation, sont liées à la fausse couche, dont on ne parle pas. "Des paroles blessantes peuvent entraîner bien des difficultés relationnelles ou psychologiques" estime Jacques Philippe, qui considère le "Souffle de Vie" comme "un lieu pour reconnaître cet enfant et retrouver la vie".

L'avenir passe par l'Afrique

L'association a franchi les frontières et est présente, depuis deux ans, à Goma. Là, des antennes locales du "Souffle de Vie" ont vu le jour, sous la houlette de la Pastorale de la famille de RDC, consciente des "besoins énormes" des femmes meurtries par les viols et les fausses couches à répétition.

En Belgique, le "Souffle de Vie" est à la recherche de priants, c'est-à-dire des personnes qui acceptent de porter, dans leur prière quotidienne, une souffrance. La discrétion prévaut dans cet engagement de prière solidaire. Par ailleurs, des équipes de neuvaines se mettent en place ponctuellement, pour soutenir une maman "dans le doute par rapport à un avortement ou un événement difficile". Il s'agit d'une prière à domicile, le temps de la neuvaine, avec, à tour de rôle, un jour de jeûne.
Autres besoins concrets: assurer le transport des colis, compléter l'offre du vestiaire, avec "des vêtements que vous pourriez donner à votre meilleure amie", précise Jacques Philippe. Les jouets sont également les bienvenus.

Angélique TASIAUX

Le livre "Oser croire à l'impossible. L'aventure du Souffle de Vie" de Micheline Philippe peut être commandé en versant le montant de 24,70 € (frais de port compris) sur le compte de Dimanche service : 732-7032002-38 (avec en communication le titre du livre).

Infos : https://www.souffledevie.be/ - tél. 02. 375 95 04 - [email protected]

Retrouvez l'entièreté de l'article consacré au Souffle de Vie dans le journal "Dimanche", numéro 25.


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