Les évêques maliens ont salué le choix d'un premier ministre, en la personne de Cheick Modibo Diarra, le 17 avril, par le président ad interim, Dioncounda Traoré. Ils qualifient cette nomination de "début de la phase de résolution de la crise", faisant suite à la rébellion au nord et au coup d'Etat militaire du 22 mars. Aguelhock, Ménaka, Léré, Tessalit, Kidal, Gao, les villes sont tombées les unes après les autres sous les armes des islamistes.
Les évêques du Mali sont actuellement réunis en assemblée à Bamako, afin de discuter de la situation de leur pays. Un message sera diffusé au terme de la réunion, à laquelle participe également le nonce apostolique.
Comme le souligne le secrétaire de la Conférence épiscopale du Mali, le père Dembelé, la situation est préoccupante en raison de l'urgence humanitaire, des violences humaines, des viols, des églises saccagées, des pillages, … "En outre, le renforcement des islamistes et leur volonté d'imposer la charia à tout le pays" constituent des menaces supplémentaires.
Menacés par les islamistes, de nombreux chrétiens du Nord reconnaissent avoir été protégés par leurs voisins musulmans, pour lesquels "L'amitié n'est pas donnée pour une journée, mais pour toujours". Ainsi, lorsque les rebelles ont pris la ville de Gao, les 300 chrétiens présents sur place ont dû leur survie aux secours des musulmans qui ont pris le risque de les cacher. A Bamako, 180 d'entre eux se sont réfugiés dans une mission protestante, soutenus par les musulmans du quartier qui donnent vivres et nourriture.
apic/la Croix/at

