Plaidoyer pour davantage de solidarité avec les réfugiés


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Plaidoyer pour davantage de solidarité avec les réfugiés
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Lors de l'Angélus du 4 décembre, Benoît XVI a appelé les chrétiens, à l'approche de Noël, à "choisir la sobriété comme style de vie" et à effectuer "une inspection sincère" de leur vie. Face à des milliers de pèlerins rassemblés place Saint-Pierre, le pape a par ailleurs lancé un appel à la solidarité envers "ceux qui, souvent de force, doivent abandonner leur pays".

Benoît XVI a rappelé que Jean-Baptiste était "présenté comme une figure très ascétique". "Le style de Jean-Baptiste devrait encourager les chrétiens à choisir la sobriété comme style de vie, spécialement pendant la préparation à la fête de Noël". Selon lui, l'appel de Jean à la conversion ne concerne pas seulement "la sobriété du style de vie", il exige "un changement intérieur, qui commence par la reconnaissance et par la confession de son propre péché". S'adressant aux pèlerins de langue française, le pape a souhaité que, "dans notre monde traversé par l'incertitude et la violence, ce temps de l'Avent (…) nous donne de méditer la Parole de Dieu". "Evitons de nous endormir et préparons avec détermination le chemin du Seigneur", a-t-il alors lancé, appelant les chrétiens à être "les messagers impatients de l'espérance dont notre monde a tant besoin !".

En outre, Benoît XVI a évoqué la célébration prochaine du 60e anniversaire de la Convention de 1951 de l'ONU relative au statut des réfugiés, ainsi que de l'Organisation internationale pour les migrations. Cette dernière fut, elle aussi, créée en 1951 pour aider à la réinstallation des personnes exilées lors de la Seconde Guerre mondiale. Le pape a rappelé qu'il priait pour "ceux qui, souvent de force, doivent abandonner leur pays, ou qui n'ont pas de nationalité". Il a ensuite encouragé à "la solidarité à leur égard" avant de saluer le travail de "ceux qui se consacrent à la protection et à l'assistance de ces frères en situation d'urgence, en s'exposant parfois à de graves difficultés et dangers".

Le 2 décembre déjà, Benoît XVI avait affirmé que la période d'Avent doit être conçue comme un "temps silencieux, temps de silence". "Aujourd'hui, a regretté le pape, l'Avent est souvent exactement le contraire : temps d'une activité effrénée, on achète, on vend, préparatifs de Noël, des grands repas, etc.". Benoît XVI s'est cependant réjoui que "les traditions populaires de la foi" n'aient "pas disparu" et aient été au contraire "renouvelées, approfondies, mises à jour". Ces traditions, a-t-il expliqué, "créent des îles pour l'âme, des îles du silence, des îles de la foi, des îles pour le Seigneur, en notre temps".

apic/at


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