Dans un article publié en Une de son édition du 9 septembre 2011, L'Osservatore Romano dénonce le nombre croissant des avortements d'enfants atteints de maladies génétiques comme la trisomie 21, et ce particulièrement en France et en Italie.
Editorialiste du quotidien du Vatican et professeur en néonatologie, Carlo Bellieni observe que l'on ne voit plus d'enfants 'imparfaits', c’est-à-dire atteints de maladies génétiques. Il estime que ces malades sont "censurés" par les médias, "tenus à l'abri - par les familles – d'une société qui ne les accepte pas", "mais surtout avortés".
L'auteur de l'article relève ainsi que, dans la région italienne d'Emilie-Romagne, selon les rares sources consultables dans la péninsule, plus de 60 % des foetus atteints par le syndrome de Down - la trisomie 21 - sont avortés. Il indique ensuite que 96 % des foetus trisomiques sont avortés en France.
S'attardant sur la situation française, Carlo Bellieni note alors que "les associations de malades, c’est-à-dire celles qui ressentent réellement le pouls de la maladie, sont légalement éloignées du parcours d'information des femmes qui font face à une grossesse qui peut devenir indésirable en raison de l'imperfection du fœtus". "Les medias, poursuit-il, tracent un portrait du handicap qui s'approche souvent de la compassion stérile, quand ils ne placent pas les personnes handicapées dans des émissions à sensation et de mauvais goût".
L'éditorialiste de L'Osservatore Romano assure par ailleurs que "la disparition (…) des individus porteurs de handicap génétique est également due à un autre motif : l'incapacité de la société à accepter culturellement la diversité et la pudeur des familles qui se sentent comme des hors-la-loi génétiques". "Si les maladies génétiques sont indésirables, écrit encore Carlo Bellieni, elles ne doivent pas rendre indésirables les malades".
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