Ce lundi 27 juin, quatre journalistes ont accepté d'intervenir sur le blog d'Eric de Beukelaer et de partager leurs avis sur "la législation concernant la dénonciation aux autorités".
Eric de Beukelaer nous précise sa démarche :
"Quand j'étais porte-parole des évêques, je répondais régulièrement aux questions de la presse. Cette fois, j'ai inversé la formule en interrogeant quatre journalistes spécialistes des tribunaux – du Soir, de La Libre, du Laatste Nieuws (en néerlandais) et du Vif/l’Express – sur la question de la législation concernant la dénonciation aux autorités.
Au regard des affaires de pédophilie et aussi des récentes dénonciations d'abus sexuels dans le monde politique, j'ai voulu recueillir l’avis autorisé d'observateurs qualifiés : faut-il renforcer la loi ? si oui, dans quel sens ? si non, pourquoi ?
Pour rappel : la loi belge énonce que, pour les non fonctionnaires, il n'y a pas de devoir général de dénonciation, sauf pour le témoin direct d'un délit. Cependant, celui qui a la connaissance indirecte d'un délit, surtout commis dans le cadre d'une relation d'autorité, doit faire en sorte que la victime ou d'autres soient protégées. Sinon il risque d'être accusé de non-assistance à personne en danger. Par ailleurs, les personnes qui sont soumises au secret professionnel ne peuvent dénoncer ce qui leur est confié dans le cadre de la confidentialité. Seule exception : les cas d’abus sur mineurs, qui ouvrent la possibilité, mais non l'obligation, de rompre la confidentialité (art.458 bis du Code pénal).
Je suis d'avis que pareille législation est suffisante, mais qu'en pensent ces journalistes ? Je les remercie d’avoir joué le jeu. Leur réponse est à lire ce lundi sur le blog et chacun pourra réagir."
L'invitation est lancée !
Pour consulter le blog d'Eric de Beukelaer, cliquez ici.
EdB/at

