Une veillée de témoignages authentiques


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Une veillée de témoignages authentiques
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
3 min

La veillée au Cirque Maxime fut l'occasion de laisser apparaître des côtés moins connus de Jean-Paul II, grâce aux interventions de différents témoins. 200.000 personnes assistèrent à cette rencontre romaine, dans la soirée du 30 avril.

L'intervention la plus attendue fut celle de soeur Marie Simon-Pierre. Rappelons que le miracle de sa guérison a permis la reconnaissance de la béatification du pape polonais. Le témoignage de la religieuse française des Maternités catholiques a été retransmis par les chaînes de télévision de plus de cent pays.
"Jean-Paul II vous regarde du ciel et vous sourit", a dit la religieuse, qui a encore précisé que le pape "a toujours oeuvré au service de la famille, de la vie" et "pour la paix". La religieuse a également évoqué les souffrances, dues à cette maladie dont Jean-Paul II avait aussi souffert, et a confié avoir ressenti "un grand vide" à sa mort.

Joaquín Navarro-Valls, le médecin espagnol qui fut porte-parole de Jean-Paul II pendant 21 ans, a expliqué que, pour comprendre Jean-Paul II, il faut comprendre ce qu'est la Divine Miséricorde. Il "se confessait chaque semaine" car "il savait que (…) Nous avons besoin de l'aide qui vient de Dieu à travers les sacrements". "Le voir prier, c'était comme voir une personne en conversation avec Dieu"; le pape "nourrissait sa prière des besoins des autres" au point de ne plus avoir "d'espace pour lui dans la prière".

Ensuite, ce fut au tour du cardinal Stanislaw Dziwisz, ancien secrétaire particulier de Jean-Paul II, de prendre la parole. Interrogé sur les moments de colères du pape, le cardinal polonais a confié l'avoir vu s'énerver à deux reprises : contre la mafia à Agrigente en Sicile (Italie) et pendant l'Angélus avant la guerre en Irak, lorsqu'il s'était écrié "Non à la guerre, la guerre ne résout rien. J'ai vécu la guerre : je sais ce que c'est". Pour le haut prélat polonais, "être avec Jean-Paul II voulait dire aimer son silence", et être son collaborateur ou son secrétaire signifiait avant tout "lui garantir son espace vital, son autonomie, protéger son espace de liberté, qui incluait tout d’abord de l’espace et des temps pour Dieu".

Au cours de cette veillée, le cardinal Agostino Vallini, vicaire de Rome, a tenu à insister sur "le témoignage de foi" de Jean-Paul II, "une foi convaincue et forte, sans peurs et compromis, cohérente jusqu'au dernier souffle, forgée par les épreuves, la fatigue et la maladie".

Après les témoignages, ce fut la prière des chapelets, en particulier depuis cinq grands sanctuaires. Ainsi, à Lagniewniki (Cracovie), les fidèles ont prié pour les jeunes; à Kawekamo-Bugando (Tanzanie), pour la famille; à Notre-Dame du Liban-Harissa, pour l'évangélisation; dans la basilique de Sainte-Marie de Guadalupe (Mexique), pour la paix entre les nations; et enfin à Fatima, pour l'Eglise.

La veillée s'est terminée avec la prière finale et la bénédiction de Benoît XVI depuis le Palais apostolique du Vatican. Les participants à la veillée se sont alors dirigés vers le quartier du Vatican, afin d'y attendre l'ouverture de la Via della Conciliazione (finalement ouverte à 3h30) et de la Place Saint Pierre, à 5h30. Sur leur chemin, ils ont rencontré plusieurs églises, ouvertes pour une nuit d'adoration.

apic/zenit/at


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