La troisième phase du dialogue officiel entre l'Eglise catholique et la Communion anglicane, mené depuis 40 ans par la Commission internationale anglicane-catholique (ARCIC), a officiellement débuté avec la rencontre organisée au monastère de Bose (Italie) du 17 au 27 mai derniers. Les principaux axes de travail pour les années à venir ont été tracés.
Le dialogue officiel entre l'Église catholique et la Communion anglicane avait été lancé par le pape Paul VI et l'archevêque de Canterbury, Michael Ramsey, en 1966. Après sa première phase de discussion en 1970 et une deuxième en 1983, la Commission internationale anglicane-catholique (ARCIC), vient d'ouvrir sa troisième phase de discussion, sous la présidence conjointe de Mgr Bernard Longley, archevêque de Birmingham, en Angleterre (catholique) et de l'archevêque David Moxon des diocèses de la Nouvelle Zélande (anglican). Cette Commission était composée de 18 membres (10 pour la partie anglicane et 8 pour la partie catholique).
L'ARCIC III entend refléter la volonté conjointe du pape Benoît XVI et de l'archevêque de Canterbury, Rowan Williams, exprimée à l'occasion de leur rencontre à Rome en novembre 2009.
L'ARCIC III développe des thèmes qui concernent "L'Église comme communion locale et universelle" et "la manière dont l'Église locale et universelle parvient à discerner l'enseignement éthique juste dans la communion". "Dans les prochaines années", la Commission examinera ainsi "de quelle manière l'objectif des dialogues est actuellement perçu et compris et comment cet objectif modèlera la totalité du processus de dialogue". La Commission essaiera en outre de "développer une interprétation théologique de la personne, de la société humaine (…) ce qui servira de base pour étudier comment le bon enseignement éthique est déterminé au niveau universel et local". L'ARCIC III fondera cette analyse sur l'écriture, sur la tradition ainsi que sur la raison, et puisera dans le travail précédemment accompli par la Commission. Par ailleurs, la Commission entend "mieux comprendre" comment catholiques et anglicans "se comportent pour prendre des décisions de nature morale et comment des tensions (…) peuvent être résolues en apprenant les uns des autres".
Les 18 théologiens présents ont voulu privilégier "l'approche de l'oecuménisme de réception, qui essaie de faire progresser l'oecuménisme en apprenant de nos partenaires plutôt qu'en leur demandant d’apprendre de nous". La prochaine réunion est d'ores et déjà prévue en 2012.
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