Réflexion sur les relations entre la Chine et le Saint-Siège


Partager
Réflexion sur les relations entre la Chine et le Saint-Siège
Mgr Savio Hon Tai-Fai
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Mgr Savio Hon Tai-Fai

Dans une interview à l'Avvenire, le nouveau secrétaire de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, Mgr Savio Hon Tai-fai, s'interroge sur "la véritable envie" de Pékin de trouver un accord avec Rome.

Sur le site de l'Agence d'information des missions étrangères de Paris, une analyse de l'interview est proposée : "Mgr Hon précise que la faiblesse intrinsèque des personnalités appelées à l'épiscopat en Chine s'est manifestée au grand jour à l'occasion de la Huitième Assemblée nationale des représentants catholiques lorsque, parmi les 45 évêques qui y ont pris part, contraints ou non, "bon nombre d'entre eux se sont précipités chez le nouvel évêque de Chengde, consacré illicitement quelques semaines auparavant, pour le féliciter et se faire photographier avec lui". "Cela, ils n’étaient pas obligés de le faire", affirme le secrétaire de l'Evangélisation des peuples, qui reconnaît que le corps épiscopal de Chine populaire, dont la jeunesse est au passage soulignée ("un âge moyen de moins de 50 ans"), "compte malheureusement un nombre croissant d'opportunistes".
Cette situation s'explique par un double facteur, précise encore l'archevêque salésien. D'une part, on constate "un manque de formation adaptée au sein du clergé [chinois]". D'autre part, il y a eu "certaines lacunes dans le choix des candidats à l'épiscopat. Dans certains cas, on n'a pas promu les meilleurs, mais on a préféré des nominations de compromis". Pékin ayant compris que l'ordination d'évêques illégitimes serait désormais rejetée par les fidèles, l'administration chinoise a travaillé à faire accepter par Rome et les fidèles des prêtres qui étaient "fidèles à leurs indications"."

Dans cet échange, le numéro deux du dicastère romain qui a compétence sur les territoires de mission de l'Eglise, y compris la Chine populaire, fixe sans détour le cap de la politique chinoise du Saint-Siège. D'un point de vue tactique, explique-t-il, pour faire face aux négociateurs chinois, choisis avec soin par Pékin, le Saint-Siège doit faire de même. D'un point de vue plus général, il faut se demander, explique encore Mgr Hon, si le gouvernement chinois "a véritablement envie de trouver un accord avec le Saint-Siège".

zenit/EDA/at


Dans la même catégorie