Le président de la Conférence épiscopale italienne, Mgr Angelo Bagnasco, estime que l'Italie, qui connaît une baisse importante de la natalité, court au "suicide démographique".
Selon les chiffres de l'Office national de la statistique Istat, le nombre d'enfants par femme en Italie était de 1,41, en 2009. A titre de comparaison, cette même année 2009, il était de 1,85 par femme en Belgique.
Pour le prélat italien, la cause de cette situation n'est pas uniquement la crise économique, mais aussi une "détresse culturelle et morale". Ce phénomène avait déjà commencé avant la crise économique, estime-t-il. Le président de la Conférence épiscopale a appelé à un "changement radical des priorités". Une consommation accrue et une diminution des naissances ne peuvent pas contribuer au rétablissement de l'économie, a-t-il affirmé dans le journal romain "Il Messaggero" du 6 octobre 2011.
Mgr Bagnasco observe également que la chute du taux de natalité ne peut être compensée que par l'arrivée des enfants d'immigrés.
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