Trois Etats européens figurent au programme de la Marche des musulmans contre le terrorisme. Après l'Allemagne et avant la France, un arrêt à Bruxelles était prévu le 10 juillet. Le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, était au rendez-vous devant la Bourse.
Un temps de recueillement public a suivi celui du rassemblement bruxellois, dans une volonté d'apaisement entre la communauté musulmane belge, des officiels et des représentants des cultes. Les participants à la Marche des musulmans sont attendus dans la soirée à Saint-Etienne-du-Rouvray, en France.
Le motif de cette marche trouve son fondement dans la crainte populaire des attentats, une peur qui "génère un sentiment de méfiance généralisée et des manifestations racistes". Conscients de la nécessité de réagir publiquement "pour éviter cette montée de la haine et des affrontements intercommunautaires", des représentants musulmans se sont lancés dans une opération de sensibilisation, "de manière spectaculaire". Ensemble, ils ont entrepris le 9 juillet de réaliser "un tour de toutes les villes où des assassins, au nom de l'islam, ont commis des attentats meurtriers".
Parmi les marcheurs se trouvent une soixantaine d'imams "venus de toute l'Europe, ainsi que des délégations représentant les pays à majorité musulmane". La présence de Marek Halter est également mise en avant. En effet, cet auteur juif d'origine polonaise se trouve aux côtés des marcheurs. Militant, il n'hésite pas à s'engager pour des causes qu'il estime justes, comme ce fut le cas avec l'Action internationale contre la faim, à la fin des années 70.
En point d'orgue de la Marche des musulmans, la délégation se retrouvera à Paris sur le Champ de Mars lors du concert donné à l'occasion du 14 juillet. Cette présence pour le moins symbolique au pays des Lumières se traduira par le chant de la Marseillaise, qui sera entonné par l'ensemble des participants.
A. T. - Vidéo: Jean-Louis Gios et Corinne Owen
