Et maintenant ?


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Et maintenant ?
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

jjL’année jubilaire de la Miséricorde s’est achevée. Mais, comme l’a souligné le pape François, cet achèvement est en réalité un commencement. Une invitation, pour chaque chrétien et non chrétien, à continuer de porter les fruits de cette miséricorde. Tous, au cours de notre vie, nous avons besoin d’être pardonnés mais surtout d’arriver à pardonner. Certes, parfois, il nous est bien difficile d’effectuer cette démarche. Dans une société, où la compétition est rude et la réussite considérée comme l’objectif à atteindre, le pardon apparaît encore trop souvent comme un geste de faiblesse. Or, celui qui pardonne se grandit. Pardonner ne veut pas dire oublier, mais bien reconnaître sa faute ou, dans le cas de l’acceptation du pardon, donner une nouvelle chance à la vie, qui est basée sur les relations. Le pape nous y encourage vivement dans la lettre "Misericordia et misera" (Miséricorde et pitié) qu’il a rédigée à l’occasion de la clôture du Jubilé.

Tout au long de cette année, nous avons été invités à porter des gestes forts, à l’image de ceux que le pape a posés en visitant des régions comme la Centrafrique où les conflits interreligieux ont causé tant de douleur, mais aussi en rendant visite aux réfugiés de Lesbos en Grèce et en accueillant les pauvres du Fratello à Rome. François vient d’ailleurs d’instaurer une Journée mondiale des pauvres, qui aura lieu chaque année un dimanche de mi-novembre.

Tous ces gestes sont pour chacun d’entre nous autant de signes de ce que nous sommes invités à faire. Car, reconnaissons qu’il nous arrive parfois de fermer nos cœurs aux réfugiés, de rester insensibles à cette misère que traverse tant d’êtres humains ou de fermer les yeux sur cette détresse des sans-abris et des exclus.

L’année jubilaire devrait nous pousser à aller de l’avant, à dépasser nos préjugés, nos peurs et à bousculer notre confort. A tendre la main. Alors, nous aurons réussi à intégrer cette miséricorde divine dans nos actes.

Jean-Jacques Durré
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