France: les députés disent non à la recherche sur l’embryon


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France: les députés disent non à la recherche sur l’embryon
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

L’Assemblée nationale est revenue en deuxième lecture, sur les modifications apportées par le Sénat au projet de loi de bioéthique. Le vote solennel aura lieu le 31 mai.

Après des débats houleux, c'est le retour à la case départ. Les députés ont maintenu le principe d’interdiction de la recherche sur l’embryon et l’anonymat du don de gamètes. L’amendement présenté par Jean Leonetti pour rétablir l’interdiction avec dérogations a été voté à une large majorité: 73 voix pour et 33 contre. Les parlementaires ont aussi repoussé la possibilité de transfert post-mortem d’un embryon. L’aide médicale à la procréation reste réservée aux couples hétérosexuels, rapporte le quotidien "La Croix".

"L’interdiction avec dérogations est la meilleure des solutions"

Le 8 avril dernier, le Sénat avait autorisé, contre l’avis du gouvernement, la "recherche encadrée" sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires. La décision avait suscité des réactions de la part des députés et de l’Eglise. Le 23 mai, le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France (CEF), avait parlé d’un "recul de civilisation". Selon lui, la levée de l’interdiction conduirait "inévitablement à un eugénisme d’Etat".
Les députés ont finalement voté comme en première lecture, en février dernier. De son côté, Xavier Bertrand, ministre du Travail et de la Santé, a déclaré que l’interdiction avec dérogations, instaurée en 2004, était la meilleure des solutions, car elle "ne ferme pas la porte aux avancées de la science".
Le projet de loi doit maintenant retourner en seconde lecture au Sénat, tout en sachant qu'en cas de désaccord persiistant c'est l’Assemblée nationale qui a le dernier mot.

P.G.

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