La Pâque juive


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La Pâque juive
Plateau séder en verre
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Plateau séder en verre

Cette année, la Pâque juive se déroule du 19 au 26 avril.
Rappel du déroulement de la célébration ci-dessous.

Le repas rituel, appelé Séder, commémorait la libération des Hébreux de l'esclavage qu'ils subissaient en Égypte et plus précisément le repas pascal que mangeaient les Hébreux debout à la hâte avant de quitter l'Égypte et de partir vers le désert (Ex. 12). Le repas du Séder se prend dans les deux premiers jours de la fête de la Pâque (Pessah) qui dure sept jours (la semaine des Azymes) et qui célèbre à la fois la fertilité de la terre et la sortie d'Égypte. Pendant le temps de la fête, on ne prend aucune nourriture contenant du levain et on ne mange donc que du pain azyme.

Ce repas a lieu la veille du 14 nizan. Avant le repas proprement dit, on commence traditionnellement en buvant une coupe de vin ou de jus de raisins. Un enfant demande la signification de ces rites et le père de famille raconte en rendant grâce la libération du peuple. Puis, on chante le début du psaume 113 appelé Hallel et on boit la deuxième coupe. Ensuite a lieu le repas.

Sur la table se trouve un plateau sur lequel sont placés une série d'aliments symbolisant chacun un élément important du récit de la sortie d'Égypte. Le père de famille rompt alors le pain, le bénit et le distribue. On mange un agneau (à la mémoire du culte dans le temple de Jérusalem) avec des morceaux de pain azyme et des herbes amères.

Après le repas, le père de famille prononce la prière d'action de grâce, on boit une troisième coupe appelée la 'coupe de bénédiction' et on termine le chant du Hallel. La quatrième coupe clôture la cérémonie. D'après la tradition juive, le prophète Élie participe à la fête de Pessah. Aussi, une coupe de vin est placée sur la table du Séder pour le prophète, et la porte est ouverte à la fin du repas pour le faire entrer

Le livre qui rassemble le rituel et les textes récités ce soir-là s'appelle la Hagada. La Pâque juive est une fête de contrastes. On mange du pain azyme, matsa ou 'pain de misère' accoudés à la table comme des rois. On goûte simultanément l'amertume de l'esclavage et la douceur de la liberté. On consomme à la fois l'amer et le sucré, symbolisant ainsi le paradoxe de la vraie liberté qui ne peut être atteinte que par la lutte et le défi.

parcoursinterreligieux/at


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