Souvenez-vous, il y a quelques mois Benoît Lutgen prônait la nécessité de créer de nouvelles villes en Wallonie. L'annonce avait fait grand bruit. Cette fois, le président du CDH est passé à la vitesse supérieure en énonçant neuf zones potentielles pour accueillir ces nouveaux espaces de vie urbains qui seraient répartis dans les cinq provinces wallonnes.
Pour concrétiser ce projet de grande envergure, Benoît Lutgen a pris pour exemple La Louvière, cinquième ville de Wallonie. Et le président de rêver de créations d'emplois et de constructions neuves, sans oublier "des écoles, des crèches, des commerces de proximité, des infrastructures de sports et de loisirs, des espaces verts et espaces publics" fraîchement implantés autour du nouveau technopôle de La Louvière-la-Neuve.
Cet ambitieux projet n'a pas récolté les applaudissements escomptés, mais bien les quolibets. La majorité en place sous l'égide du socialiste Jacques Gobert y voit une mise en jeu de la ville, à l'instar du fameux Monopoly.
Au-delà de ce projet précis de La Louvière, c'est l'ensemble de la politique de l'aménagement du territoire wallon qui pose question et suscite le débat. Car, au fond, quel projet de ville voulons-nous défendre? Davantage de ville à la campagne ou l'inverse? Des cités dortoirs à la campagne ou des villes qui déclinent davantage d'espaces verts?
De telles questions engagent l'avenir de la vie en société. On ne peut y répondre sans projeter sa propre vision de la vie en communauté.
A. T.
