La conférence de presse qui était prévue ce jeudi 24 mars pour annoncer la fusion des Fucam et de l’UCL a finalement été reportée. Cette dernière attend en effet des précisions sur le délibéré montois.
Le projet de fusion à 4 (avec Saint-Louis et les facultés Notre-Dame à Namur) ayant échoué en décembre dernier, les FUcAM et l’UCL avaient cependant décidé de ne pas s’en tenir là et d’envisager leur avenir ensemble afin de développer leur offre d’enseignement supérieur dans le Hainaut. Cet avenir passait par une fusion et celle-ci a été largement validée le 23 mars puisque pas la moindre voix contre (et seulement 7 abstentions) n’a été enregistrée dans le chef du conseil académique de l’UCL et de son conseil d’administration, puis un peu plus tard dans celui du Conseil d’administration des FUCaM et de son Assemblée générale qui a approuvé cette fusion à 91 %.
Mais derrière cette quasi-unanimité se dessine un petit bémol. Le vote des FUCaM a été assorti d’une clause suspensive, à savoir une demande de reconnaissance par l’UCL de l’existence d’un conseil stratégique qui serait installé à Mons, au sein de l’université nouvellement fusionnée. Un conseil stratégique pour gérer l’enveloppe budgétaire attribuée à l’UCL-Mons, le personnel local ainsi que des fonds mobiliers et immobiliers.
Selon la Libre Belgique, il n’y aurait eu qu’un accord oral sur l’existence d’un tel conseil. Les FUcAM aimeraient qu’il figure noir sur blanc dans le projet de fusion. Ce « rebondissement » de dernière minute pourrait-il remettre tout en cause ? Elle a en tout cas conduit l’UCL, qui s’étonne que cette modification des textes n’ait pas été demandée plus tôt, à faire annuler la conférence de presse afin de demander aux FUcAM quelques précisions sur leur délibéré avant de donner suite à cette démarche.
P.G.

