Burundi : l’Eglise dit non à la révision de la Constitution


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Burundi : l’Eglise dit non à la révision de la Constitution
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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Depuis deux mois, le pouvoir en place au Burundi s’attèle à réviser la Constitution. La réaction des partis politiques et près de 570 organisations de la société civile ont suscité plus d’une fois la polémique. C’est au tour de l’Eglise catholique de se positionner défavorablement et d’afficher clairement son refus au projet.

Très controversé, le projet de révision de la Constitution ferait sauter les limites actuelles du pouvoir présidentiel. L’exécutif burundais tient en effet à modifier l’article qui limite l’exercice de la fonction de président à deux mandats consécutifs. Ce qui ferait bien l’affaire du président Pierre Nkurunziza qui exerce actuellement son deuxième mandat.

Le texte révisé a également attisé le débat en prévoyant l’abolition du principe de contrôle des équilibres ethniques du Sénat. Car c’est au Sénat que sont approuvées toutes les nominations des hautes fonctions du pays.

La Conférence des évêques catholiques du Burundi s’est opposée à la nouvelle réforme, ne trouvant pas qu’elle apporte des solutions aux problèmes déjà présents dans le pays. En guise d’exemple, les prélats citent le pouvoir, déjà monopolisé par un seul groupe, l’exclusion ethnique et politique et le non respect des mandats. Ils s’opposent également au caractère unilatéral de la réforme.

L’Eglise catholique du Burundi rejoint donc le camp des contestataires qui réclame davantage de dialogue autour de cette réforme. Il rappelle l’importance du consensus dans ce pays où le processus de paix et de réconciliation sont toujours en cours.

S.T. (avec La Nouvelle Tribune)

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