En Belgique, depuis peu et dans certains cas, les auteurs de délits et de crimes peuvent passer un accord financier avec le parquet pour éviter la prison, rapporte mardi L'Echo. Alors que le cas est très rare pour ceux concernés par un délit financier.
En 2012, des criminels ont pu financièrement racheter leur peine dans pas moins de 6.677 affaires. Seules 11 concernaient des dossiers financiers. La loi sur les arrangements financiers à l'amiable avait pourtant été fortement étendue en 2011 afin de punir plus efficacement les fraudeurs.
La liste des affaires pour lesquelles les auteurs de délits ont pu en 2012 conclure un tel arrangement financier avec le ministère public comprend… : Des vols (avec violence), des coups et blessures volontaires, drogues ou dopage, et même plusieurs cas d'exploitation sexuelle, d'agression ou de viol.
Mais que fait le gouvernement ?
Dans l'article "2231 détenus de trop", publié hier sur notre site, nous abordions la surpopulation carcérale en Belgique. Jeudi 22 août, Annemie Turtelboom, ministre de la justice annonçait, en effet, que près de 4.500 condamnés devraient, d’ici fin 2013, être placés sous surveillance électronique.
Désargenté, le gouvernement marchande donc les sorties de milliers de criminels, trop heureux de leurs côtés de pouvoir acheter leur liberté.
Finalement, tout le monde est content ? Ou pas...
AL/L'Echo
