Le pape François aurait, semble-t-il, beaucoup de difficultés à imposer sa façon de faire vis-à-vis de la curie romaine. Il s'est ainsi confié à un vieil ami argentin, écrivain et journaliste, dont des extraits de leur conversation téléphonique ont été publiés sur le site Internet "Terre d’America" le 11 juillet.
Jorge Milla, ancien élève du pape, a reçu les confidences de ce dernier: "C’est moi qui décide qui je dois voir et pas mes secrétaires", aurait dit François à son ami. Le pontife s’épanche longuement sur les difficultés qu’il éprouve à imposer son style et son mode de travail au Vatican, où règnent encore de nombreux "patrons", au service du Saint-Siège depuis longtemps. C’est ainsi que tout changement lui demande des efforts, en particulier en ce qui concerne l’organisation de son agenda, prérogative habituelle des secrétaires des papes qui aurait fait de ces derniers, selon le souverain pontife, des "prisonniers".
Simplicité en toutes circonstances
Cet échange entre le pape François et l’écrivain argentin montre combien le pontife est coutumier des appels téléphoniques depuis son élection. Il décroche ainsi volontiers le combiné pour se confier à ses proches, en toute simplicité. Ce fut déjà le cas avec son marchand de journaux à Buenos Aires. Cette habitude est une énième manifestation de la simplicité du pape. On se souvient d’autres exemples, comme la lettre écrite à un ami prêtre en mai dernier ou, plus récemment, son soutien par courrier à un rocker argentin incarcéré pour avoir été impliqué dans un accident dans une discothèque.
Apic/SB

