Caritas: « Faire de la vie de famille une réalité! »


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Caritas: « Faire de la vie de famille une réalité! »
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
3 min

Ce 20 juin, comme chaque année, c'est la Journée mondiale du Réfugié. L'occasion pour Caritas International d'honorer les 43,7 millions de personnes déplacées et réfugiées pour fuir la persécution, le conflit ou la violence. L'association a tenu à placer cette journée sous le signe du regroupement familial.

Caritas International, qui aide chaque année des centaines de familles à travers le monde à se réunir, affirme que le droit de vivre en famille est un droit fondamental et un facteur d'intégration essentiel pour les migrants.

Témoignages
"Pendant 5 ans, j'ai vécu seul dans un petit studio. Protégé par la Belgique, je ne devais plus craindre pour ma vie et j'ai eu l'occasion de suivre des formations, mais ma femme et mes enfants me manquaient atrocement. Vous ne pouvez imaginer à quel point je souffrais de ce manque…" Ce témoignage est celui d'Ekoué Akapo, marié, 5 enfants, il est togolais et vit depuis 10 ans en Belgique. Un an après la régularisation, il a pu entamer la procédure de regroupement familial et après 6 mois de formalités sa femme a enfin pu le rejoindre. Une bonne nouvelle, mais aussi un déchirement pour elle qui avait dû laisser leurs enfants au Togo. Pour pouvoir faire venir l'ensemble de la famille, Ekoué devait remplir la condition du "logement suffisant", mais avec un seul salaire, comment pourrait-il louer un appartement à même d'accueillir 5 enfants?

Des situations telles que celle des époux Akapo, Valérie Héneau en a vu défiler plus d'une depuis qu'elle est assistante sociale à Caritas. Elle conseille et soutient les demandeurs de regroupement familial tout au long de la procédure. Elle dresse un profil type des dossiers en cours: "Les demandeurs soutenus par le service social sont, en grand majorité, des hommes originaires de Guinée, RD Congo et Cameroun. Mais, depuis la récente entrée en vigueur de nouveaux critères durcissant la loi, il s'agit de plus en plus souvent de réfugiés reconnus, notamment des femmes guinéennes ayant fui en Belgique avec leurs petites filles, pour leur épargner le supplice de l'excision." Entre désarroi de l'assistante sociale de voir l'éclatement des familles et immense bonheur de réussir à en réunir plusieurs, parfois après de longues années de séparation, Valérie Héneau continue, plus que jamais, à informer les demandeurs de regroupement familial et à les aider dans leurs démarches auprès des institutions compétentes.

Ensemble, c'est mieux
Depuis 2011, le service social est submergé de demandes d’aide et d’information concernant le regroupement familial. C’est pourquoi des séances d’information collectives ont été mises sur pied à l’usage des futurs bénéficiaires. Ces séances abordent concrètement le thème du regroupement familial, en mentionnant les documents à obtenir, en expliquant le rôle des différentes institutions concernées et le travail effectué par Caritas International dans ce contexte.

En plus des séances collectives d’information, Caritas International organise des activités collectives permettant aux bénéficiaires de sortir de leur solitude, de s’intégrer, de penser à autre chose, de passer un moment de qualité avec leurs enfants, et encore de découvrir notre pays. Cela leur permet également et surtout de rencontrer des personnes avec un même bagage, de se faire des contacts et d’avoir un échange véritable avec des personnes qui ont une histoire similaire à la leur.

Une journée consacrée aux réfugiés n'est rien si elle ne se prolonge toute l'année d'actions concrètes envers ces personnes déplacées, victimes de situations tragiques vécues dans leur pays d'origine.

Caritas/S.B

Plus d'infos sur: www.caritas-int.be

Catégorie : L'actu

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