Des propositions pour améliorer la réussite scolaire


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Des propositions pour améliorer la réussite scolaire
Par Manu Van Lier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
3 min

Suite à une étude menée sur base de résultats positifs enregistrés par certains établissements scolaires, le SeGEC a publié une série de "bonnes pratiques" destinés à proposer une école plus juste.

Des écoles accueillant des publics défavorisés, et disposant de moyens budgétaires équivalents, semblent obtenir systématiquement de meilleurs résultats que d’autres. C'est donc que des éléments communs à ces écoles pourraient contribuer à ces résultats. Ces « bonnes pratiques » existent et permettent de penser que des améliorations du système éducatif sont possibles sans impliquer nécessairement des réformes de structures ou des financements supplémentaires.

Le SeGEC a identifié, sur base des résultats aux évaluations externes non-certificatives en français (lecture) et en mathématique, des écoles présentant des résultats sensiblement meilleurs que les résultats des établissements de la même classe d’indice socioéconomique (en encadrement différencié). Des entretiens qualitatifs ont été menés avec les directeurs des écoles identifiées tant dans le fondamental que dans le secondaire. Ils ont permis de dégager des lignes de force dans la manière d’organiser et de faire fonctionner ces établissements.

  1. Un mode de direction volontaire plutôt que gestionnaire qui assume son rôle et sa position, notamment en donnant le cap et en veillant au respect des balises garantissant la mise en œuvre d’objectifs communs au sein de l’établissement, qui mobilise son équipe éducative et allie l’exigence professionnelle et le souci du bien-être, du soutien et de la cohérence.
  2. Une approche pédagogique volontaire, confiante dans les capacités des élèves à réussir et dans ses capacités d’agir sur les résultats des élèves : exigeante sur les résultats et le travail quotidien, veillant à proposer des solutions adaptées aux publics scolarisés, notamment par la prise en charge étendue des élèves (adaptation des grilles horaires, remédiations, études et écoles de devoirs…) et la demande explicite et répétée du soutien des parents.
  3. Un fonctionnement pédagogique exigeant un investissement personnel des enseignants en dehors de leur classe, une capacité de remise en question des pratiques ainsi qu’un travail collectif de coordination très régulier au sein de l’équipe pédagogique. Ce travail, initié et vérifié par la direction, se base sur l’exigence d’une évaluation commune des résultats des élèves, leur analyse ainsi que l’appropriation des regards externes, notamment les rapports d’inspection.
  4. Une attention particulière à la gestion du climat scolaire pour assurer la qualité des relations, la qualité des temps d’apprentissage et le bien-être, notamment en veillant à la cohérence des comportements des élèves et de l’équipe éducative avec les valeurs énoncées au sein de l’établissement.

Ces observations semblent confirmer qu’au-delà des réformes de système, l’amélioration des résultats et de l’équité de ceux-ci semblent se jouer au sein même des établissements par l’organisation cohérente et coordonnée d’une approche pédagogique volontaire et confiante, d’un climat scolaire discipliné favorisant la qualité de vie et par la mise en œuvre d’un soutien des élèves en difficulté scolaire dans les classes et au-delà du travail en classe. Elles montrent tout l’intérêt de favoriser un cadre de fonctionnement permettant aux directions d’évoluer d’un rôle essentiellement gestionnaire vers un rôle de pilote ou de leadeur capable de mobiliser les ressources et les acteurs de l’école autour d’objectifs et de projets partagés et adaptés au contexte de leur école.

CP

Catégorie : L'actu

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