Un film d’animation se penche sur la pauvreté enfantine et les difficultés de certaines familles monoparentales. Une histoire largement inspirée de faits réels.
Le sujet est grave. Une mère et ses deux enfants sont expulsés de leur logement. Pour aider son petit-frère de 7 ans à tenir le coup, Olivia lui voile la réalité et prétend qu’ils tournent dans un film. Facile quand on a une mère dont la profession est celle de comédienne.
Le leitmotiv final des enfants ? "On n’a aucune idée de ce qui va se passer, mais on peut choisir ce qu’on va faire." Si l’existence bascule, passant d’un logement chauffé et lumineux à un espace insalubre, mieux vaut tenter de s’en accommoder. Et c’est là que les liens humains s’avèrent gagnants et féconds en belles rencontres. Une voisine camerounaise d’un appartement occupé illégalement va prendre les deux enfants sous son aile déjà bien encombrée. Et si le réconfort ne se mesurait pas au nombre de peluches, mais à la fraternité qui soude les cœurs ?
Avant d’être adapté en film, Olivia est un livre pour enfants traduit en français par Anne Cohen Beucher, sous le titre de La vie est un film, en 2022. Puis, pour son édition en format de poche, il a pris pour titre Olivia, du prénom de l’héroïne âgée de 12 ans. Une jeune fille qui a pris conscience, après l’expulsion du domicile familial, que "souvent, les souvenirs tiennent dans une poche".
De cette histoire, la traductrice nous confie : "C’est magnifique, parce que c’est plein d’humanité. C’est très réaliste et juste. Cela montre la force de la solidarité et que quand on met plus d’humanité dans les choses, on peut se retrouver, se soutenir et avancer, malgré les difficultés". Elle en est convaincue, "les traducteurs sont des passeurs d’histoires". La preuve avec cette épopée à voir sur les grands écrans dès le 18 février ou à retrouver en version papier.
Angélique TASIAUX
Maite Carranza, Olivia. Alice éditions, 2026, 240 pages.

