Réforme Marcourt : un accord qui satisfait l’UCL


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Réforme Marcourt : un accord qui satisfait l’UCL
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
3 min

Le 17 janvier dernier, PS-Ecolo-CDH sont tombés d'accord sur le projet de décret du ministre de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt. Les cinq pôles géographiques sont maintenus, mais on leur a ajouté trois zone interpôles, afin de satisfaire, notamment, les demandes de l'UCL.

Jeudi 10 janvier, les ministres de la Fédération Wallonie-Bruxelles réunis en comité restreint s'étaient quittés sur un accord de principe concernant une partie du projet de réforme de Jean-Claude Marcourt, à savoir les missions et le mode de fonctionnement de l'ARES, la structure faîtière qui chapeautera l'ensemble de l'enseignement supérieur. Par contre, la partie consacrée aux pôles géographiques continuait, elle, de faire l'objet d'un clivage entre le PS, d'un côté, et École et le CDH, de l'autre. Les humanistes, surtout, prônant l'insécabilité de la zone Bruxelles-Brabant wallon, pour éviter, notamment, d'isoler l'UCL de ses hautes écoles partenaires situées à Bruxelles.

Un échelon intermédiaire

Les trois partis de la majorité semblent avoir finalement trouvé un terrain d'entente, puisque, le 17 janvier dernier, Jean-Claude Marcourt présentait à la presse un compromis concernant le découpage en zones géographiques de l'enseignement supérieur. Il y aura bien cinq pôles géographiques, à savoir Liège-Luxembourg, Namur, Brabant wallon, pour les matières liées au sol, les services et les infrastructures. Mais on leur a ajouté trois zones "interpôles" – Hainaut, Liège-Namur-Luxembourg, et Bruxelles-Brabant wallon – essentiellement focalisées sur l'aide à la réussite, mais qui pourront aussi rendre des avis sur les nouvelles habilitations dans l'enseignement supérieur de type court. Pour l'enseignement de type long, ces avis seront rendus à l'échelle de l'ARES. Celle-ci fait donc figure de "cœur du deuxième cycle", tandis que le premier cycle garde un caractère davantage de proximité, a commenté M. Marcourt.

Principal opposant à l'ancienne mouture du projet ministériel, le recteur de l'UCL, Bruno Delvaux n'a pas caché son soulagement. "Cet accord maintient l'autonomie universitaire, la liberté d'enseignement et celle d'association. Il respecte l'intégrité de chaque institution", a-t-il déclaré. Il se réjouit tout particulièrement de la mise en place de trois zones académiques interpôles, particulièrement de celle de Bruxelles-Brabant wallon, qui permettra à l'UCL de maintenir des liens étroits avec ses hautes écoles partenaires situées dans la capitale.

Satisfaction quasi générale

Du côté des autres recteurs, c'est également le soulagement, même si certains se disent peu enthousiastes à l'idée de voir se superposer une troisième couche (interpôles) aux deux premières (ARES et pôles). Calogero Conti, le recteur de l'UMons, par exemple, ne comprend pas "pourquoi on vient encore alourdir la structure". Quant à l'Union des étudiants de la Communauté française (UNECOF), qui s'était déclarée "sceptique" et "mitigée" à la mi-décembre quant à la réforme de M. Marcourt, elle estime désormais que ce projet de décret est une base acceptable de négociation. Elle restera néanmoins attentive à "l'évolution de certains points délicats, concernant notamment la cohérence de la formation des étudiants, le risque de politisation excessive de l'enseignement supérieur, ainsi que le respect des spécificités des types d'enseignement moins fréquentés".

Le ministre entamera dans les prochains jours une concertation avec les acteurs de terrain, dont les pouvoirs organisateurs. Il espère revenir à la mi-mars avec leurs avis au gouvernement, pour un vote au Parlement à la rentrée académique prochaine.

Pascal ANDRÉ

Catégorie : L'actu

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