Décret inscriptions : échecs à répétition


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Décret inscriptions : échecs à répétition
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Dans 10 jours, nos chères têtes blondes retrouveront le chemin de leur école… pour autant qu'ils sachent dans quel établissement scolaire se rendre. Pas moins de 307 enfants attendent encore de connaître celui qui leur a été dévolu, soit 80 enfants de plus que l'an dernier à la même période…

L'UFAPEC, l'Union francophone des associations de parents de l'enseignement catholique, s'insurge contre une telle situation, qui semble, plus que jamais, sombrer dans l'enlisement. Parmi les élèves en attente d'un établissement scolaire, 287 sont installés à Bruxelles, 3 en Brabant wallon et 17 dans le reste de la Communauté française. Le phénomène des listes d'attente s'étend désormais à d'autres villes de la Communauté française, tandis qu'à Bruxelles "la pression démographique empêche bon nombre de parents de poser des choix éclairés pour l’inscription de leur enfant dans un établissement qui corresponde à ce qu’ils veulent leur voir transmis".

Ces enfants sans ancrage scolaire ont évidemment vécu ces mois d'été dans l'inquiétude. Le minimum que l'on puisse souhaiter est que l'inscription d'un enfant soit confirmée avant les vacances scolaires, ce qui donnerait à celui-ci "la certitude que notre société l’attend et tient à lui faire une place".

"Devant les situations critiques en certains lieux, particulièrement en région de Bruxelles-Capitale, l’UFAPEC se demande si le décret n’a pas cherché à pallier le manque de prospective des responsables de l’enseignement face à la croissance démographique et si l’objectif de mixité sociale annoncé n’est pas le prétexte de ce manque de gestion", auquel cas les corollaires sont disproportionnées.

Concrètement, l'UFAPEC revendique notamment une nouvelle méthode de géo-localisation, rappelant que "la prise en compte de la distance à vol d’oiseau ne tient compte ni du trajet réel à effectuer, ni des possibilités de transports en commun", la modification des critères retenus, tel le choix d'une discipline scolaire particulière (le latin ou le grec, par exemple), … Par ailleurs, l'UFAPEC regrette que le dossier des inscriptions "masque d’autres débats, parfois plus fondamentaux". Autrement dit, "c’est la qualité générale de l’enseignement qui doit être stimulée, de manière à effectivement lutter contre l'échec scolaire".

Viser à l'excellence scolaire, s'agirait-il désormais d'un vœu pieux face à une telle intrusion dans des choix qui relèvent de la sphère familiale ? Ainsi, bien des parents choisissent une école parce qu'ils travaillent non loin de celle-ci. De tels critères administratifs n'en tiennent absolument pas compte…

Aux côtés de cette problématique des inscriptions, l'UFAPEC pointe également les cours particuliers, l'offre d'enseignement dans le fondamental et les transports scolaires. Les sujets de préoccupation sont légion. Gageons que la rentrée scolaire 2012-2013 sera mouvementée pour bien des familles.

UFAPEC/LLB/at


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