Il y a 70 ans, le 9 août 1942, mourait à Auschwitz Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix, de son vrai nom, Edith Stein. Née dans une famille juive, cette brillante étudiante en philosophie sera la première femme, en Allemagne, à avoir présenté une thèse dans cette discipline, avant de devenir la collaboratrice du fondateur de la phénoménologie, Edmund Husserl.
Edith Stein se convertira au catholicisme en 1921, après un long cheminement intellectuel et spirituel. Elle choisira plus tard d’enter au Carmel, où elle deviendra Sr Thérèse-Bénédicte de la Croix.
Canonisée le 11 octobre 1998 par le pape Jean-Paul II, qui salue en elle « une philosophe à la démarche courageuse », elle sera, un an plus tard, proclamée co-patronne de l’Europe.
Edith Stein se révèle d’une étonnante modernité. Parmi ses thèmes de travail et de réflexion : l’engagement politique, le féminisme, la liberté de conscience, le choix européen, le dialogue judéo-chrétien… Autant de problématiques qui traversent et agitent nos sociétés actuelles.
Septante ans après sa disparition, son intuition sur ces questions se révèle prophétique et toujours d’actualité.
Cécile Rastoin, carmélite au Carmel de Montmartre est l’auteure de plusieurs ouvrages sur Edith Stein, dont elle traduit également les écrits. Elle en parle au micro de Radio Vatican.
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