Au cœur de la vallée de la Molignée, l'abbaye bénédictine de Maredsous se dresse fièrement. Pour célébrer l'anniversaire de sa fondation, le jour de l'Assomption en 1872, la messe dominicale de ce 16 octobre sera présidée par le cardinal Jozef De Kesel, avec le concours des Petits Chanteurs de Belgique.

Quand l’abbaye de Maredsous marque l’anniversaire de sa fondation, l’équivalent de trois jubilés, elle se souvient, sans doute, mais ces diverses rétrospectives n’ont d’intérêt que dans la mesure où elles enseignent sur une marche à suivre vers son avenir. Les moines n’ont jamais été passéistes dans l’Histoire. Ils s’ingénient plutôt à mettre en valeur ce qui, dans le souvenir, mérite de rester vivante promesse d’avenir.
A côté de la prouesse architecturale de la construction néogothique réalisée en seulement quinze ans, le rayonnement de l'abbaye bénédictine demeure parmi le monde, grâce à ses visiteurs venus en balade ou en pèlerinage, ses bières et fromages à la renommée internationale, son internat prisé, mais aussi d'autres aspects moins connus.
Un élan missionnaire familial
Il n'est pas courant de porter un nom de famille étroitement lié à un lieu religieux. C'est pourtant le cas des Desclée, auxquels la mention de Maredsous a été adjointe en 1928. Celle-ci revient à la branche des fondateurs de l'abbaye.
père Luc Moës et Angélique Tasiaux

