Le veto de Rousseff sauve la forêt amazonienne


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Le veto de Rousseff sauve la forêt amazonienne
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a finalement apposé, le 26 mai, son véto partiel au nouveau Code Forestier, qui ouvre la voie à davantage de déforestation.

À l'origine, il y avait le code forestier de 1965. Il obligeait notamment les propriétaires terriens à conserver intacte une partie des forêts, jusqu'à 80% en Amazonie, et à reboiser certaines parcelles. Les zones en bordure de fleuves, les sommets et les coteaux des collines, étaient particulièrement protégés.

Mais, voilà, ce code dérangeait le puissant lobby agricole. Et la révision de la loi eut lieu.

En décembre 2011, le projet de loi du Nouveau Code Forestier est adopté par le Sénat, créant une grande polémique entre les écologistes d'un côté et le secteur agricole de l'autre. En effet, la "Bancada Ruralista", coalition de partis soutenus par les grands propriétaires terriens présents au gouvernement et bien implantés à l’Assemblée nationale, a "assoupli" au maximum la protection des 5,3 millions de km2 de forêts brésiliennes, dégageant les grands propriétaires de nombreuses obligations environnementales (amnistie générale pour la coupe illégale d’arbres, fin partielle de l’obligation de reboiser les zones de déforestation…).

Dans le système législatif brésilien, avant sa promulgation, les textes de loi doivent être soumis à la présidente qui peut apposer son veto à tout ou à une partie de celui-ci. Dilma Rousseff l'a fait, mais partiellement.

Pour la Conférence épiscopale du Brésil, cette décision est plutôt une satisfaction. "Cela fait déjà longtemps que nous affirmions que le texte voté par les députés était tragique et négatif", a déclaré Mgr Pedro Luiz Stringuini, évêque de Franca, dans l’état de São Paulo."Nous recevons donc cette décision avec soulagement et joie. La victoire n’est certes pas totale, mais ce veto partiel permet au moins de rejeter les points les plus nocifs pour la question de l’environnement au Brésil".

Une mise en avant flatteuse du Brésil et de sa politique environnementale à quelques jours du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro ("Rio+20")...

Apic/A.L

 

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