A l'occasion de la 17e édition de la Semaine flamande contre le harcèlement, le cardinal Jozef De Kesel et les évêques flamands adoptent la devise "Chacun est différent, tout le monde est le bienvenu". Une courte vidéo relaie leur message de prévention.
Du 18 au 25 février se déroule la désormais traditionnelle Semaine contre le harcèlement. Une réalité interpellante en Flandre, quand on sait qu'un jeune sur six en est victime.

Il n'a pas fallu longtemps au cardinal et à ses confrères évêques pour décider de s'engager contre le harcèlement. "Dans la Bible, nous lisons en effet : 'aime ton prochain comme toi-même'. Cela signifie aussi : aie du respect pour chacun et ne commets à l'autre aucune injustice. Ces mots n'ont pas perdu leur signification et nous devons les imprimer dans le cœur des enfants et des jeunes", affirme le cardinal Jozef De Kesel. Son confrère anversois Mgr Johan Bonny estime également que "harceler ne te rend pas plus grand ni plus robuste, au contraire. C'est souvent une soupape pour celui qui cherche un bouc-émissaire facile. Chacun est différent, chacun gagne à l'entendre vraiment."
Chacun est différent, chacun gagne à l'entendre vraiment.
Mgr Johan Bonny
Selon l'évêque brugeois Lode Aerts, le harcèlement commence par la manière dont les enfants et les jeunes parlent et pensent à propos de chacun. "Pose-toi la question : peux-tu agir de manière respectueuse pour que personne ne se sente exclu ? Ce respect commence en premier lieu par rapport à toi-même", estime aussi l'évêque auxiliaire de Bruxelles, Mgr Jean Kockerols. "N'injurie pas et ne blesse pas tes amis ni tes camarades de classe. N'exclus pas, mais apprends des différences de chacun et regarde-les comme un enrichissement."
Le recours à Dieu
Le cardinal et les évêques ont conscience que celui qui subit un comportement d'intimidation doit disposer de beaucoup de courage et de force mentale. "Si tu te trouves hors du jeu ou relégué dans un coin, en tant que victime tu n'as pas toujours les ressources pour t'élever contre tes harceleurs", prévient le cardinal d'Hasselt, Mgr Patrick Hoogmartens. Aussi est-il important de souligner que tu ne te trouves pas seul. "Si tu es fatigué ou désespéré, tu peux te tourner auprès de tes parents, de tes professeurs, de tes camarades de classe et tes bons amis, mais aussi auprès de Dieu", conseille Mgr Koen Vanhoutte, évêque auxiliaire pour le Brabant flamand et Malines. Aussi difficile soit-il, le harcèlement ne peut pas être, il ne peut être toléré. Nous devons aussi oser le montrer. "L'amour de Dieu se manifeste en chacun de nous, Il veut que nous accomplissions le bien. Si nous pouvons arrêter un comportement de harcèlement à l'égard de nous-même ou de nos amis, nous devons nous mettre en action. C'est pour cela, conclut l'évêque de Gand, Mgr Lode Van Hecke, que nous disons ensemble non au harcèlement et mettons, avec conviction, quatre points sur notre main."
En résumé, les quatre résolutions suivantes sont encouragées par les évêques :
- Je trouve que le harcèlement n'est pas positif et je n'y participerai jamais !
- J'en parle si le harcèlement m'inquiète ou me rend triste.
- Je n'exclus personne, pour moi chacun est le bienvenu.
- J'essaierai toujours de prendre le parti de celui qui est harcelé.
A. T.
