Le Saint-Siège entre dans le système international de contrôle financier


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Le Saint-Siège entre dans le système international de contrôle financier
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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Le processus d'intégration du Saint-Siège dans le système international de contrôle des activités financières se poursuit, indique le P. Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Vatican qui décrypte un récent rapport publié par le Etats-Unis. Son commentaire intervient dans un contexte de soupçon de mauvaise gestion, émis par Mgr Maria Viganò; soupçons jugés infondés par le cardinal Giovanni Lajolo dans une interview publiée sur un blog d'une chaîne italienne privée, jeudi dernier.

"La présence du Saint-Siège dans un rapport des Etats-Unis publié la semaine dernière n’est pas une nouvelle et aucun scandale financier ne lui est reproché", souligne Radio Vatican, ou plutôt, c'est une "bonne nouvelle car c'est la conséquence de l’engagement actuel du Saint-Siège en faveur d’une totale transparence de ses activités économiques et financières ". En effet, pour la première fois, les Etats-Unis ont intégré le Vatican sur la liste des états « susceptibles de blanchiment d’argent », selon un rapport annuel publié le 7 mars par le département d’Etat américain.

Le Vatican figure parmi les 68 pays classés dans la catégorie "situation préoccupante". Pourquoi ? Parce que les flux d’argent entre le Saint-Siège et le reste du monde l’exposent au blanchiment. En revanche, des pays comme les Etats-Unis, la France, l’Allemagne et le Royaume Uni figurent pour leur part dans la catégorie où le blanchiment constitue une "préoccupation première".

Le P. Lombardi invite à tenir compte des « critères complexes » suivis par les auteurs de ce rapport, pour bien en comprendre les termes et la portée. Si le Saint-Siège y figure pour la première fois, c’est parce que, depuis 2011, il est observateur actif de Moneyval, c’est-à-dire "qu’il participe au système international de contrôle des activités financières pour la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue, afin de se conformer aux règles internationales". "Si un pays figure dans la catégorie "situation préoccupante", cela veut dire", précise-t-il, que "l’efficacité des normes qu’il a adoptées doivent encore être vérifiées". C’est en effet la situation actuelle du Saint Siège : le processus d’intégration et de vérification est en cours.

Enfin, ce rapport concerne l’année 2011 et « ne prend pas en compte les lois, règlements et mesures récemment adoptées par le Saint-Siège » qui a ratifié, en janvier 2012, un certain nombre de conventions internationales.

Zenit/bl

Catégorie : L'actu

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