Les chrétiens orthodoxes célèbrent Noël


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Les chrétiens orthodoxes célèbrent Noël
Vêpres de Noël à la Cathédrale Sainte-Trinité, Paris, 2020_Flickr_Diocèse de Chersonèse
Par La rédaction
Publié le
4 min

À l’instar des catholiques et protestants le 25 décembre dernier, c’est sous le signe des restrictions imposées par la pandémie que les Églises orthodoxes, qui suivent le calendrier Julien, célèbrent la naissance du Christ ce jeudi 7 janvier.

Vêpres de Noël à la Cathédrale Sainte-Trinité, Paris, 2020_Flickr_Diocèse de Chersonèse

Ce décalage de 13 jours ne concerne pas toutes les Églises orthodoxes. Ainsi, les orthodoxes de Roumanie célèbrent Noël le 25 décembre, comme les catholiques latins. Certaines Églises orientales en communion avec Rome célèbrent Noël le 7 janvier dans leur pays d’origine, mais le 25 décembre pour les communautés en diaspora. Autres cas particuliers: au sein de l'Église copte et de l’Église apostolique arménienne, Noël est célébré le 6 janvier. Suivant un usage antique, ces Églises célèbrent le même jour la naissance du Christ et son baptême.

Ce mercredi le Pape François a adressé ses vœux de Noël aux Églises d'Orient: "Je m’adresse avec affection aux frères et sœurs des Églises orientales, catholiques et orthodoxes qui, selon leur tradition, célèbrent demain la Nativité du Seigneur. Je leur adresse les vœux les plus chaleureux pour un Saint Noël, dans la lumière du Christ, notre paix et notre espérance», a lancé l’évêque de Rome.

Célébrations confinées

Vêpres de Noël à la Cathédrale Sainte-Trinité, Paris, 2020_Flickr_Diocèse de Chersonèse

À Bethléem, en Cisjordanie, les célébrations ont commencé dès hier avec l’entrée solennelle des chefs des principales Églises orthodoxes de Terre Sainte – grecque, syriaque et copte. La place de la Mangeoire, située devant la basilique de la Nativité, était parsemée de chrétiens locaux. Encore une fois, l’absence de touristes, d’ordinaire nombreux à cette période mais interdits de territoire par les Israéliens, s’est faite sentir. Malgré la crise sanitaire, les autorités palestiniennes ont maintenu les festivités qui se tiennent toutefois en forme restreinte et virtuelle, pour éviter les rassemblements.

En Belgique ou en France, ces célébrations ne bénéficient pas d'un assouplissement exceptionnel du couvre-feu comme dans la nuit du 24 décembre. Elles sont donc adaptées pour accueillir un maximum de fidèles tout en respectant les mesures sanitaires.

Message du patriarche russe Kirill

Le Patriarche Kirill de Moscou_CC BY-SA 3.0, Serge Serebro

«Aujourd'hui, alors que les peuples de la terre endurent l'épreuve ardue d'une nouvelle maladie, alors que les cœurs des gens sont submergés par la peur et l'anxiété pour l'avenir, il est particulièrement important que nous renforcions notre prière collective et individuelle et que nous offrions au Seigneur le travail assidu des bonnes œuvres. Beaucoup de nos frères et sœurs, en raison de la pandémie dévastatrice, n'ont plus la possibilité de visiter les églises. Élevons nos prières vers le Seigneur miséricordieux pour qu'il renouvelle leur force corporelle et spirituelle, accorde le rétablissement le plus rapide possible à ceux qui sont malades et envoie son aide aux médecins et à tous les travailleurs médicaux qui, avec abnégation, font tout ce qu'ils peuvent pour la santé et la vie des gens», écrit dans un message Kirill, patriarche de Moscou et de toutes les Russies.

En Russie, les services religieux ont été maintenus dans les différentes églises et cathédrales du pays moyennant le port du masque et le respect de la distanciation sociale. Le chef de l'église orthodoxe russe a cependant conseillé aux personnes à risque de rester à la maison et de regarder les célébrations à la télévision. Il a encouragé tous les fidèles à respecter les mesures sanitaires, comparant ainsi ceux qui ne croient pas en la pandémie avec ceux qui ne croient pas en Dieu.

Épiphanie

Pour Mgr Sviatoslav Shevchuk, chef de l’Église gréco-catholique d’Ukraine, Noël doit plus que jamais être vécue comme la fête de l’espérance : «j'espère que le monde redécouvrira que nous faisons tous partie de la même nature humaine qui souffre et se réjouit ensemble. Une nature humaine qui partage les peines et les espoirs. Nous faisons tous partie de la même famille humaine qui, dans ce même contexte, a été notre “hôpital de campagne”, une famille humaine qui est aussi, disons, la maison de l'Église du Christ», affirme-t-il au micro de la section italophone de Radio Vatican-Vatican News.

Hier 6 janvier, plusieurs pays orthodoxes célébraient l’Épiphanie (ou Théophanie), la fête de la «manifestation de Dieu». Il est coutume à cette occasion que l’évêque du lieu jette une croix dans la mer ou dans un lac et que les jeunes gens, défiant les températures glaciales, y plongent pour la ramener. En Bulgarie et en Roumanie, ce rituel plutôt extrême a été observé en dépit des restrictions en vigueur. Cela n’a pas été le cas en Grèce, même si les fidèles ont pu participer aux célébrations malgré le confinement strict imposé au pays depuis le 7 novembre.

Vatican News/Euronews/La Croix

Catégorie : Eglise monde

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