Ce mercredi à 17h, Amnesty International célébrera la Journée internationale des droits humains avec un peu d'avance. Pour l'occasion, 200 bougies créeront un "parcours de lumière" qui reliera plusieurs ambassades, à commencer par celle d'Iran.

©Amnesty International
Ce mercredi 9 décembre, à la veille de la Journée internationale des droits humains, à la tombée de la nuit, des militant·e·s d’Amnesty International allumeront sur plus d’un kilomètre un « parcours de lumière » à l’aide de quelque 200 bougies. Ce chemin s’étendra de l’ambassade d’Iran à celle du Qatar, en passant par les ambassades d’Arabie saoudite, de Colombie et du Soudan.
Le « parcours de lumière » s’ouvrira et se clôturera par deux larges bannières sur lesquelles sera inscrit: « It is better to light a candle than to curse the darkness ». Des militant·e·s se posteront par ailleurs devant les ambassades avec des flambeaux et de grands panneaux portant des messages adressés aux autorités des pays concernés.
"Pour cette Journée internationale des droits humains, nous voulons lancer un message symbolique d’espoir, basé sur un proverbe chinois qui guide Amnesty depuis sa création: 'il vaut mieux allumer une bougie que de maudire l’obscurité' ”, explique Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International. "Si les droits humains subissent de nombreuses attaques partout dans le monde, particulièrement dans ces pays que nous visons avec cette action, nous appelons tout·e un·e chacun·e à ne pas renoncer et à continuer à agir pour défendre ces droits si précieux qui nous protègent toutes et tous. "
Les militant·e·s demanderont notamment l’abolition de la peine de mort et la protection de celles et ceux qui luttent contre cette pratique en Iran, mettant en exergue les cas d’ Ahmadreza Djalali et de Nasrin Sotoudeh; la garantie du respect des droits des femmes en Arabie saoudite, mettant en évidence le cas de Loujain al Hathloul ; la protection des défenseur·se·s de l’environnement en Colombie, par le biais de Jani Silva; le respect des droits des travailleur·euse·s migrant·e·s au Qatar; ainsi que l'assurance que justice soit rendue au Soudan après des années de conflit.
Le rendez-vous est fixé à 17h à l’avenue Franklin Roosevelt, entre l’ambassade d’Iran (n° 15) et l’ambassade du Qatar (n° 79), à 1050 Bruxelles.
SP avec CP

