Notre empreinte écologique chute mais pas assez


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Notre empreinte écologique chute mais pas assez
Par Nancy Goethals
Publié le - Modifié le
4 min

Notre terre est fragile et il faut réduire notre empreinte écologique pour la préserver (CCO Pixabay)

Le Jour du Dépassement de la Terre (Earth Overshoot Day) aura lieu ce samedi 22 août, soit plus de trois semaines plus tard qu’en 2019. L'arrêt des activités liés à la pandémie de Covid-19 n'y est pas étranger; mais pour être durable, ce changement doit être le fruit d’une volonté commune et non la conséquence d’une catastrophe (sanitaire).

Le Jour du Dépassement de la Terre marque la date symbolique à laquelle l’Humanité a consommé toutes les ressources naturelles que la Terre peut produire en une année. Ce dépassement a commencé au début des années 1970 et, depuis, le déficit écologique ne cesse de s’aggraver. Ainsi, à partir de ce samedi 22 août 2020, l’humanité commencera à vivre à crédit par rapport à la Terre. Nous consommons comme si nous avions 1,6 planète à notre disposition, en raison de la surexploitation des forêts, de la surpêche et des émissions de CO2

Le WWF assure que le calcul de l'empreinte écologique est un indicateur des ressources écologiques le plus complet qui soit. Il agrège les divers types d’utilisation des surfaces biologiquement productives par toutes les communautés humaines – nourriture, bois, fibres, absorption du carbone et infrastructures. À elle seule, l’absorption du CO2 représente 60% de la demande totale placée sur les écosystèmes naturels de la planète.

En 2020, l’empreinte écologique globale a connu une chute historique de 9,3% par rapport à 2019. Ceci est une conséquence directe des mesures de confinement prises dans le monde durant la pandémie de COVID-19, avec pour facteurs principaux, une diminution des abattages forestiers (-8,4%) et des émissions de CO2 (-14,5%). Cela prouve donc qu’un changement rapide des modes de consommation des ressources naturelles est possible. Ceci est donc une petite bonne nouvelle mais ne suffit pas à rassurer les experts car cette amélioration de notre empreinte écologique est nettement insuffisante pour garantir un avenir durable.

Une diminution rapide possible

La crise COVID-19 a au moins montré que les gouvernements, les entreprises et les citoyens sont capables d'agir rapidement dans la poursuite d'un objectif commun lorsque des vies humaines sont en danger.

"La COVID-19 a provoqué de grandes souffrances ainsi que des tensions sociales, économiques et politiques inouïes", déclare Jessica Nibelle, porte-parole du WWF-Belgique. "La crise sanitaire de ces derniers mois a montré que les décisions politiques et les comportements individuels peuvent avoir un impact profond sur la société. Pour éviter les effets majeurs de la crise écologique à long terme, le gouvernement doit prendre des mesures dès maintenant pour rendre notre société et notre économie résilientes et durables."

Le WWF rappelle par ailleurs que le changement climatique et la perte de biodiversité auront un impact bien plus grand sur la société et l'économie que les perturbations des derniers mois. Les conséquences seront aussi plus progressives, ce qui nous donnera le temps de nous préparer. Le WWF préconise de préparer dès maintenant la Belgique à des chocs majeurs tels qu'une autre pandémie ou une crise écologique, et de prendre des mesures qui augmentent la résilience de l'économie et de la société.

Tous unis pour la transition!

Le WWF insiste pour que, en ce moment décisif, nous veillions à ce que les mesures économiques prises s'inscrivent dans le cadre de la transition vers une société à faible émission de carbone, circulaire et respectueuse de la nature. Les critères climatiques et de durabilité doivent donc constituer le cœur du paquet de mesures pour la relance économique et sociale. Ces propos sont très proches du plaidoyer que le pape François a lancé cette semaine pour inclure les pauvres dans une nouvelle économie qui tienne compte d'une écologie intégrale (à lire aussi sur Cathobel Economie: le Pape veut inclure les pauvres). Il rappelait que l'économie doit être verte et sociale. Et le WWF de conclure: nos actions positives pour la nature nous procurent de nombreux avantages. Comment en prendre conscience?

Calculer son empreinte

Puisque qu'il est question de réduire notre empreinte écologique globale, autant connaître le poids de notre consommation personnelle. A l'invitation du WWF, nous pouvons utiliser tout de suite un outil de calcul. Celui-ci pourrait être encore mieux affiné car il manque, par exemple, une question sur les modes doux de déplacements (à vélo ou à pied) mais il permet déjà de prendre conscience de nos comportements et de meilleures pratiques à suivre. Alors, à vos calculettes! Faites maigrir vos poubelles, changez vos habitudes de déplacements, d'habitation et de consommation pour mieux prendre soin de vous et de notre terre.

Si en quelques mois il a été démontré qu'il est possible de réduire notre empreinte écologique globale, reste maintenant à en accélérer la chute. Et ce, pour notre bien-être à tous!

Nancy GOETHALS (avec CP)

 


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