Plusieurs centaines de personnes ont participé ce dimanche 19 avril à la Marche pour la Vie dans la capitale. Mais quels messages ont-ils voulu porter cette année ?
Ce dimanche 19 avril, à l’appel de l’association CLARA Life, plusieurs centaines de manifestants ont pris part à la Marche pour la Vie dans les rues de Bruxelles, au départ de la place Poelaert. Dans son communiqué, l’organisation affirme que "700 personnes ont participé" à l’événement, évoquant une mobilisation "dans une ambiance sereine et engagée". La police, de son côté, estime la participation à environ 500 personnes.
Selon les organisateurs, les manifestants entendaient porter "un message d’espérance et de solidarité" et rappeler que "chaque vie mérite d’être accompagnée et soutenue, de sa conception à sa fin naturelle".
La GPA dans le viseur
Parmi les thématiques mises en avant cette année, la gestation pour autrui (GPA) a occupé une place importante. Dans son communiqué, CLARA Life affirme que cette pratique constitue "une violence faite aux femmes", estimant qu’"aucune femme ne devrait […] être amenée à vendre son corps ou son utérus pour accueillir un enfant qui lui sera retiré à la naissance".
Protéger la vie, c’est aussi protéger la dignité des femmes, en particulier celle des plus vulnérables, souvent confrontées à de lourdes pressions économiques ou sociales.
CLARA Life
L’association pro-vie souligne également que des appels à une abolition globale de la GPA "se multiplient", y compris au niveau international. Elle cite notamment un rapport des Nations Unies selon lequel cette pratique "se caractérise par de l’exploitation et de la violence à l’égard des femmes et des enfants". D'après ce rapport de l'ONU, la GPA renforcerait les normes patriarcales "en traitant le corps des femmes comme une marchandise et un objet".
Sur l'avortement : "un véritable choix repose sur un accompagnement"
Autre point central du message porté par les organisateurs : la question de l’avortement et de l’accompagnement des femmes enceintes. CLARA Life avance que "depuis 1990, plus de 500 000 enfants n’ont jamais vu le jour en Belgique". Alors qu'en Belgique, on discute d'un allongement du délai légal de l’avortement à 18 semaines, l'association déplore qu'"aucune proposition concrète n’émerge pour soutenir les femmes enceintes en difficulté".
CLARA Life tient à rappeler qu’"un véritable choix repose sur un accompagnement bienveillant et des alternatives réelles". Son président, Wouter Suenens, déclare ainsi qu’"une femme ne devrait jamais se sentir seule ou contrainte face à une grossesse imprévue".
Soins palliatifs et fin de vie
Les organisateurs ont également abordé la question de la fin de vie. Dans leur communiqué, ils évoquent "plus de 4 400 euthanasies enregistrées en Belgique en 2025" et appellent à "une réflexion apaisée sur le développement des soins palliatifs".
CLARA Life affirme que "la dignité ne réside pas dans l’isolement mais dans une prise en charge empreinte d’humanité et de respect", ajoutant qu’"aucun citoyen ne devrait se sentir de trop dans une société".
"Une société qui soutient, qui entoure, qui protège"
En conclusion, les organisateurs disent vouloir promouvoir "une société qui soutient, qui entoure, qui protège", insistant sur l’importance de "continuer ce dialogue avec bienveillance et conviction". Ils appellent enfin à prolonger cet engagement dans la vie quotidienne, estimant que "chaque geste de solidarité compte".
La prochaine édition de la Marche pour la Vie est d’ores et déjà annoncée pour le dimanche 18 avril 2027 à Bruxelles.
▶️ Vidéo de l'édition 2026, publiée par l'organisation :
