Opinion : Jésus naît encore aujourd’hui en nous !


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Opinion : Jésus naît encore aujourd’hui en nous !
Par M.-A. P.
Publié le
4 min

Jésus n’est pas seulement né il y a 2000 ans; il naît aujourd’hui en nous ! A Noël, nous célébrons la naissance de Jésus. Mais celle-ci s’inscrit dans une histoire plus large. M.-A. P., jeune quadragénaire, papa et membre de la CVX, nous en offre une lecture. Et nous en rappelle le cœur du message.

Dieu regardait ce monde qu’il avait créé et confié aux hommes.
Il avait voulu – par Moïse – leur donner des Lois, des règles, pour qu’ils se respectent et vivent mieux ensemble. Il leur interdit de voler, de tuer, de convoiter… Le temps faisant, il dut toutefois constater que son autorité sur les hommes n’était pas absolue. C’était d’ailleurs mieux ainsi. Il décida alors de dépasser ces NON’s réglementaires, par un OUI, un OUI à la vie.

La confiance du OUI

Dieu se dit que les hommes avaient besoin d’un guide fait de chair et d’os. Un homme qu’ils pourraient côtoyer, qui leur montrerait le chemin d’une vie bonne, qui leur apprendrait à se laisser aimer et à aimer en retour.

Ce fut Noël.

Dieu prit corps. Un bébé. Tout petit. Dans une grotte (ou une crèche). Autour de lui ses parents, Marie et Joseph, émerveillés par la beauté de la vie qui se renouvelait par eux. Dieu naît là où l’amour circule, et entre eux il y en avait, de l’amour.
Jésus, c’est son nom. Jésus, c’est-à-dire, Dieu libère. De quoi? De nos peurs probablement, de nos enfermements, de nos manques d’audace, des dogmes qui culpabilisent aussi. Jésus, c’est l’amorce de la confiance du OUI.

Parole de Vérité, modèle de Vie

Jésus se fondit dans la masse pendant de longues années. Il s’imprégnait. Peut-être ne savait-il pas vraiment qui il était? Il causa des soucis à ses parents, de grandes joies aussi.
Quand arriva le temps de manifester plus ostensiblement sa part de divinité, il marcha, marcha, marcha. Il choisit 12 amis, parce que la vie est relations et qu’il aimait beaucoup les hommes.

Par sa vie parmi nous, Jésus nous montra qu’il était le Chemin, la Vérité et la Vie. Plutôt que les lois (même bonnes), Jésus nous offre de rencontrer son Père, par lui, comme Chemin, comme Parole de Vérité, comme modèle de Vie.

Jésus nous libère. C’est vrai qu’il en a libérés des prisonniers de l’âme et du corps. Des lépreux, aveugles, sourds, paralytiques, névrosés… que nous sommes chacun à notre manière. Par son regard de confiance sur eux – sur nous – "Que veux-tu que je fasse pour toi?", il nous libère de nos prisons intérieures. "Va, ta Foi t’a sauvé!"

La fin d’un rêve

Il a fallu que l’Ecriture s’accomplisse, que Jésus prenne sur lui le poids de nos égarements, qu’il soit maltraité, terriblement maltraité, comme un fanatique dangereux, alors que sa Royauté n’était pas de ce monde. Quelle injustice.
Avant d’être humilié et mis à mort comme une bête, il voulut partager un dernier repas avec ses amis. Ce fut un moment de communion, de pardon, d’humilité. Il a veillé à ce que le don de sa vie soit fécond, se transmette, de générations en générations.

Il eut peur, il voulut se dérober à la coupe qu’il allait devoir boire. Il pleura de tristesse et d’angoisse. Il se sentit abandonné par ses amis qui dormaient, pendant que lui doutait, seul.
Même pendant son calvaire, il eut des regards de confiance et d’amour pour ses proches, Pierre, Marie, Véronique, Joseph, Jean… Déjà avant sa mort, il nous montrait le ciel.

Il expira. C’était la fin d’un rêve. Un gâchis incroyable. Comment la folie du monde avait-elle pu en arriver là? Que fallait-il pour que les hommes comprennent que l’amour est plus fort que le chaos, que la mort?

Souffle de la spirale d’amour

Après un long et grand silence, il fallut que Jésus reprenne vie, ressuscite. Cette vie nouvelle qu’il n’a cessé d’offrir à ses disciples, il la rendait tangible. La lumière de Dieu est plus puissante que nos nuits.
Il apparut plusieurs fois à ses amis. Autrement. C’était bien lui, même s’il n’était déjà plus d’ici.
Il rejoignit son Père au ciel. Notre Père, que nous prions désormais avec lui qui nous tient la main.
Il nous envoya son Esprit, souffle de la spirale d’Amour de la Trinité. Cet Esprit aux dons multiples qui réchauffe, donne la force d’aller vers les périphéries, nous pousse en dehors de nos zones de confort pour vivre de la vraie vie, de la vie libre, guidée par l’Amour et la confiance en l’Amour.

En chacun de nous

Jésus était né. N’est-il pas aussi né en chacun de nous? Ce qu’il a vécu sur terre avant de rejoindre son Père, ne le vit-il pas encore en nous? Pouvons-nous faire confiance en ce souffle de vie qui nous traverse, pour rejoindre d’autres vies?

Dieu vient naître, vivre, mourir et ressusciter en nous pour que la vie triomphe toujours de la mort et que nous marchions en confiance, sa lumière rayonnante à la main.

(titre, chapeau et intertitres sont de la rédaction)

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