Les restes de la tempête Benjamin ont balayé nos régions. Au téléphone, ma maman a la voix triste. Les lilas de son jardin n’ont pas résisté aux assauts du vent. "Mon jardin, c’est ma respiration", me confie-t-elle. Affectée, sa voix fébrile laisse entendre combien ces lilas arrachés sont comme une blessure. Ces plantes, devenues majestueuses, l’avaient accompagnée au fil des saisons. Elles faisaient partie de son quotidien, comme une présence familière. En les découvrant à terre, ma mère a…
Chronique : A l’écoute du vivant
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