Ils sont jeunes et ont pour point commun d'avoir eu une vie trop brève. Ils sont surtout des figures que l'Eglise veut donner en modèle au monde. A l'instar de Kizito, jeune martyr ougandais.
Kizito (1872-1886) est le plus jeune du groupe des 22 martyrs ougandais (dont le plus connu est Charles Lwanga) qui ont été béatifiés par Benoît XV en 1920 et canonisés par Paul VI en 1964. Il avait 13 ans quand il est mort. Il était alors page dans les appartements privés du roi Mwanga II.
Kizito a été évangélisé par Joseph Mukasa, le chef des pages, lui-même converti à la foi catholique par les Pères blancs. Confronté à une guerre civile, le roi Mwanga avait exigé que ses sujets qui s’étaient convertis au catholicisme abandonnent leur nouvelle foi. D’après le procès en canonisation, l’une des raisons de la colère du roi était aussi le refus des chrétiens de participer à des actes homosexuels.
La mort de Kizito entraîné de nombreuses conversions
Mwanga alla jusqu’à faire massacrer de nombreux catholiques et anglicans qui résidaient à la cour du roi, ou en étaient très proches. Ce qui lui valut la réprobation du chef des pages, Joseph Mukasa. Le roi le fit alors décapiter et arrêta ses compagnons. Etant donné l’imminence de leur exécution, Charles Lwanga baptisa en toute hâte ceux qui avaient commencé leur catéchuménat, dont Kizito.
Après une semaine d’attente, ce dernier et ses compagnons seront brûlés vifs. Face au bûcher, il a montré un courage et une paix remarquables, encourageant les autres martyrs et récitant des prières. Ses dernières paroles seront: "Au revoir, mes amis, nous sommes sur le bon chemin !"
La mort du plus jeune des martyrs a entraîné de nombreuses conversions. Fêté le 3 juin, saint Kizito est le patron des enfants et des écoles primaires. Il a donné son nom à de nombreuses institutions et églises, notamment en Afrique. Il est un symbole puissant de la fidélité à la foi, en particulier pour les jeunes chrétiens. (P.G.)

