« Mon histoire est incroyable, mais voici comment j’ai guéri, grâce au pape François et à Carlo Acutis »


Partager
« Mon histoire est incroyable, mais voici comment j’ai guéri, grâce au pape François et à Carlo Acutis »
Funérailles du pape François, le 26 avril 2025 (c) Vatican Media
Par Rita
Publié le
5 min

Après un grave accident domestique et neuf mois de souffrances inexpliquées, Rita raconte comment sa santé s’est transformée de manière inattendue le 26 avril 2025, jour des funérailles du pape François.

J’ai hésité un peu à relater ce témoignage, car, même pour moi, mon histoire me semble assez incroyable ; elle le sera d’autant plus pour les autres. J’écris pour remercier toutes les personnes qui ont prié pour ma guérison.

Comme une plaie de guerre

L’année dernière, j’ai eu un accident très grave en descendant l’escalier de ma maison. Je me suis effondrée inconsciente vers 7h30 du matin, en bas des escaliers. La dernière pensée dont je me souvins, c’était qu’il fait très beau et que je serais ravie d’aller à la messe chez les jésuites de Namur pour 12h. A l’époque, je ne savais pas ce qu’est le syndrome vagal. C’est un mal qui fait perdre conscience pour différentes raisons et cela touche surtout les femmes. Dans ma chute, mon genou a été tranché comme au couteau par la dernière marche en pierre noire : une plaie très profonde, comme une plaie de guerre, une plaie « sauvage » et un choc à la tête qui a heurté un petit meuble à l’entrée et qui m’a causé une amnésie totale.

Les conséquences ont été très lourdes : je ne pouvais plus ni marcher, ni manger, ni dormir, alors que je devais continuer de travailler et remplir mes obligations. Mais je n’ai aucun souvenir de mon séjour à l’hôpital, comme si j’avais perdu connaissance. Je n’ai pu savoir ce qui s’était passé que par ma médecin généraliste et mes amis présents à l’hôpital. On a fait tous les examens possibles : pas de médicaments, ni de la drogue, ni d’alcool dans le sang. J’ai passé l’année entière à faire des examens dans les hôpitaux de Namur. Rien ! Aucune raison pour chuter dans les escaliers par une perte de conscience, sauf peut-être le stress prolongé et la fatigue professionnelle. Eh oui, la cause la plus fréquente de notre époque. On le sait tous : nous vivons dans une époque très stressante.

Les spécialistes ne comprenaient pas

Après mon accident, le premier mois, j’ai perdu environ 7 kg, car il m’était impossible de manger. Et puis, pendant 9 mois environ, des nausées permanentes, des vomissements quotidiens. Heureusement j’arrivais à manger un peu le matin, et puis, impossible d’avaler quoi que ce soit sans remettre. Ni ma médecin, ni les spécialistes gastroentérologues n’arrivaient à comprendre ce qui se passait. Et je sentais que ça allait de plus en plus mal. Vers le mois d’avril 2025 je suis arrivée à un état critique. Mon corps épuisé me donnait des signes : il ne te reste pas longtemps à vivre et je le sentais. J’ai fait toutes les démarches juridiques dans ce sens. J’ai demandé de l’aide aux personnes qui ont provoqué directement ou indirectement cet état qui a conduit à mon accident, mais l’aide m’a été refusée.

L’une de mes connaissances qui est médecin m’a écrit un vendredi soir, le 25 avril de cette année, en me proposant de faire une neuvaine à Carlo Acutis pour lui demander la guérison. J’ai trouvé cela très touchant et je me suis dit qu’il ne me restait que cela pour espérer et je me suis dit que je vais commencer cette neuvaine le lendemain, pendant la messe du samedi soir chez les jésuites.

Je lui ai demandé de l'aide

Le samedi matin, le 26 avril, j’ai cuisiné toute la matinée pour un vieux monsieur en difficulté financière (il vivait de 50 € par semaine), tout en regardant les obsèques du Pape François : je lui ai demandé de l’aide, car maintenant il était dans la lumière de Dieu et voyait les choses en vérité. Puis je suis partie chez ce vieux monsieur vers 12h. Je lui ai apporté de la viande, des conserves, du pain, des légumes, etc… Je suis rentrée ensuite à Namur vers 15h30. Mais quelle surprise : je me suis rendu compte que je n’avais plus de mal du cœur, que je n’avais pas vomi de toute la journée et que, pour la première fois depuis 9 mois, j’avais pu m’acheter un hamburger dans une friterie.

Mon état avait été très grave. Ma connaissance qui est médecin m’a expliqué que j’avais été victime d’une déchirure de la médiane de l’estomac. C’est un problème qui se rencontre chez les militaires qui ont subi au combat une grave déchirure de leurs genoux. Cette déchirure attaque l’équilibre digestif en provoquant le reflexe vomitif permanent. Une interview sur laquelle je suis tombée par hasard a été une confirmation : un militaire russe blessé en Ukraine parlait publiquement de cela, car il ne recevait pas l’aide nécessaire, de la part de ces responsables russes, pour en guérir. Il y a la possibilité de l’acupuncture, mais cela coute cher, en tous cas en Belgique et ne veut pas forcément dire qu’on va être guéri.

Tout a changé ce matin-là

Mais depuis le matin des obsèques du Pape François que j’ai prié ce matin-là, tout cela a changé subitement pour moi : je ne souffre plus de tout cela. Je suis reconnaissante au Pape, à Carlo Acutis qui va être bientôt canonisé et aussi au Vénérable Mgr Boleslas Sloskans qui a été invoqué pour ma maladie insupportable. J’ai appris que plusieurs personnes ont prié pour moi grâce à l’initiative de ma connaissance. Je leur suis extrêmement reconnaissante. Que ce soit le Pape François, le Bienheureux Carlo Acutis ou Mgr Sloskans, ou les trois : ils m’ont rendu la vie et la santé nécessaire pour avancer.

Il me reste encore quelques séquelles de mon accident : des douleurs nocturnes, des picotements, des difficultés à marcher de manière stable, des difficultés pour digérer. Mais le plus grave a disparu le 26 avril 2025, le jour des funérailles du pape François que j’avais appelé au secours en regardant la célébration à la télévision. Merci à nos aides célestes et à nos amis terrestres et leurs prières fraternelles.

Merci à tous,

Rita.

Catégorie : Opinions

Dans la même catégorie