Voici les attentes de Benita Mutoni pour le nouveau pontificat: « ouvrir davantage les portes de l’Eglise à ceux qui s’en sentent exclus » (2/7)


Partager
Voici les attentes de Benita Mutoni pour le nouveau pontificat: « ouvrir davantage les portes de l’Eglise à ceux qui s’en sentent exclus » (2/7)
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
2 min

Juste avant l'élection de Léon XIV, nous avons interrogé plusieurs chrétiens de Belgique, observateurs attentifs de la vie de l'Eglise. Qu'attendent-ils du nouveau pontificat ? Aujourd'hui, c'est Benita Mutoni, 35 ans, responsable du service diocésain des jeunes dans le diocèse de Liège, et responsable du MEJ Liège, qui répond.

Parmi les priorités du nouveau pape, je pense qu’il devrait poursuivre l’élan de réforme amorcé sous le pontificat de François. Ce qui inquiète beaucoup de personnes autour de moi, c’est la peur d’un retour en arrière. Des avancées ont été faites, notamment en ce qui concerne la place des femmes dans l’Église, et il serait dommage de les freiner. Au contraire, il faudrait aller plus loin dans cette direction.

Ensuite, l’attention portée aux plus pauvres et aux personnes marginalisées doit rester une priorité fondamentale. De même, le pape devrait aussi continuer à faire toute la lumière sur les abus au sein de l’Église, et surtout mettre en place des mesures concrètes de réparation et de prévention.

Ouverture et simplicité

Un autre point important,  particulièrement pour les chrétiens de Belgique, serait d’ouvrir davantage les portes de l’Église à celles et ceux qui s’en sont éloignés ou qui s’y sentent exclus : les divorcés remariés, les personnes homosexuelles, ou encore tous ceux qui ne se reconnaissent plus dans une institution perçue comme rigide ou fermée.

La simplicité dans le mode de vie du pape et de l’institution me semble être un message fort. François a rompu avec certaines formes d’apparat, et cela a marqué positivement les esprits. Dans un monde où de nombreuses paroisses sont en difficulté, il est important que l’Église continue de donner l’exemple en vivant dans la sobriété et en ne cultivant pas l’image d’une institution riche et déconnectée.

Quelle place pour les laïcs?

Enfin, je pense que le nouveau pape doit penser à l’avenir. Vu la diminution du nombre de prêtres, il faut de repenser l’organisation de l’Église : comment assurer la vitalité des communautés chrétiennes avec des moyens humains plus restreints ? Quelle place accorder aux laïcs (hommes et femmes) dans les responsabilités pastorales et liturgiques ? Il ne s’agit pas seulement de combler un manque, mais bien de reconnaître/redéfinir le rôle de chacun dans la vie de l’Église.

Catégorie : Eglise Belgique

Dans la même catégorie