« En tant que jésuites, on a parfois la tentation de croire qu’on sait tout »: le supérieur général de la Compagnie de Jésus était à Bruxelles cette semaine


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« En tant que jésuites, on a parfois la tentation de croire qu’on sait tout »: le supérieur général de la Compagnie de Jésus était à Bruxelles cette semaine
De d. à g. : Patricia jamar, p. Arturo Sosa, p. Tommy Scholtes © CathoBel
Par Christophe Herinckx
Journaliste de CathoBel
Publié le
2 min

Le père Arturo Sosa est actuellement en visite dans la province jésuite d'Europe occidentale francophone (EOF). Ces 18 et 19 septembre, le supérieur général de la Compagnie de Jésus était en Belgique pour rencontrer celles et ceux qui, jésuites et laïcs, sont engagés dans les institutions et les projets de la Compagnie. A l'église Saint-Jean-Berchmans, le père Sosa a participé à une table-ronde sur le sens de cette collaboration.

En visite dans la province de l'Europe occidentale Francophone, qui recouvre la France, le Luxembourg et la Belgique francophone, le père général des jésuites a souhaité découvrir différentes communautés et institutions dirigées ou animées par l'ordre. Un programme chargé l'attendait ainsi ces 18 et 19 septembre en Belgique, notamment à Bruxelles : visite de la communauté jésuite, du Jesuit refugee service (JRS Belgium), du Centre Avec, du collège Matteo Ricci, qui a ouvert ses portes en septembre 2019....

Rencontre à l'église Saint-Jean-Berchmans

Ce jeudi soir, il participait à une table-ronde organisée à l'église Saint-Jean-Berckmans par la communauté jésuite de Bruxelles. Le thème de cette soirée : la collaboration entre les jésuites et les laïcs, femmes et hommes, nombreux à être associés à la mission de la Compagnie de Jésus, dans des lieux et auprès de publics très divers. Animée par le père Tommy Scholtes, dans une église comble, la rencontre a rassemblé, autour du père Arturo Sosa plusieurs acteurs de cette collaboration : Benoît Gallez, directeur du Centre scolaire Saint-Michel, à Etterbeek, Patricia Jamar, de la communauté du Christ-Roi à Luxembourg, et le père Benoît Willemaers, notamment membre du European Leadership Programme.

Quelle collaboration jésuites-laïcs ?

Comment se vit, aujourd'hui, la collaboration entre jésuites et laïcs ? Benoît Willemaers à fait connaissance avec la spiritualité et le projet jésuites, comme élève, en priorité grâce à... des laïcs, notamment un professeur de religion au collège. "En tant que jésuites, on a parfois la tentation de croire qu'on sait tout... mais les personnes qui donnaient sens à la mission, c'étaient rarement les jésuites dans les institutions". Un modèle de collaboration, pour lui, sont les équipes Saint-Michel, un service d'accompagnement des jeunes dans la foi chrétienne. Les jeunes y sont les moteurs, et les jésuites, les accompagnateurs. "Cela tourne parce que, année après année, des gens s'engagent dans ce projet. Quel est mon rôle ? Quand dois-je parler et me taire ?", témoigne le père Willemaers.

Après les différents témoignages, le père Sosa a indiqué quel est, selon lui, le sens profond de la collaboration entre jésuites et laïcs, dans le contexte de la mission : "Il s'agit de montrer ensemble, jésuites et laïcs, comment des personnes, même sans être jésuite, peuvent vivre le charisme ignatien dans leur vie."

C.H.


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