« La crèche est comme un Évangile vivant », rappelle le Pape lors de sa dernière catéchèse avant Noël


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« La crèche est comme un Évangile vivant », rappelle le Pape lors de sa dernière catéchèse avant Noël
Par Vatican News
Publié le - Modifié le
3 min

Mercredi 20 décembre en salle Paul VI, le Souverain pontife est revenu sur les origines franciscaines de la crèche. Il y a 800 ans, à Noël 1223, saint François d’Assise a créé la première crèche vivante à Greccio, d’où la tradition s’est répandue dans le monde. Pour sa dernière catéchèse avant Noël, le Pape a tenu à rappeler combien la crèche, page d’Evangile vivant, ramène à l’essentiel par la sobriété et l’émerveillement.

Quelle était l'intention de saint François? s’interroge l’évêque de Rome répondant à l’aide du biographe du Poverello, Tommaso da Celano dans Vita prima«Je voudrais représenter l'Enfant né à Bethléem, et voir en quelque sorte avec les yeux du corps les difficultés dans lesquelles il s'est trouvé par manque des choses nécessaires à un nouveau-né, comment il a été couché dans une mangeoire et comment il s'est couché sur le foin entre le bœuf et l'âne».

L'étonnement devant l'extrême humilité

Ainsi François d’Assise ne veut pas créer une belle œuvre d'art, mais susciter, à travers la crèche «l'étonnement devant l'extrême humilité du Seigneur, devant les épreuves qu'il a subies, par amour pour nous, dans la pauvre grotte de Bethléem», assure le Pape qui a dédié une lettre apostolique au merveilleux signe de la crèche, le 1er décembre 2019.

Le biographe du saint d'Assise note encore: «Dans cette scène émouvante, la simplicité évangélique resplendit, la pauvreté est louée, l'humilité est recommandée. Greccio est devenu comme un nouveau Bethléem».

La crèche, une école de sobriété

Voici la première caractéristique: la crèche est née comme une école de sobriété, relève le Saint-Père, y voyant un enseignement pour aujourd’hui. «Le risque de perdre ce qui compte dans la vie est grand et, paradoxalement, il augmente précisément à Noël : plongés dans un consumérisme qui en corrode le sens.»

«C'est vrai, vous voulez faire des cadeaux, c'est bien, c'est une façon, mais cette frénésie de faire les courses cela détourne l’attention et il n'y a pas cette sobriété de Noël», a remarqué François, rappelant que la crèche a été créée pour nous ramener à l'essentiel: les personnes avant les choses. «Et nous, souvent, plaçons les choses avant les personnes», a-t-il regretté. Le Pape a ensuite développé la joie indissociable de la crèche. «La sobriété, l’émerveillement te porte à la vraie joie profonde, non la joie artificielle».

Une source de vraie joie

«Mais d'où vient cette joie de Noël? Certainement pas du fait d'avoir rapporté des cadeaux ou d'avoir vécu des fêtes somptueuses. Non, c'était la joie qui déborde du cœur quand on touche de sa propre main la proximité de Jésus, la tendresse de Dieu, qui ne laisse pas seul, mais qui console», a noté le Pape, qualifiant enfin la crèche de «petit puits où puiser la proximité de Dieu, source d'espérance et de joie». «Elle est comme un Évangile vivant, un Évangile domestique. Comme le puits de la Bible, elle est le lieu de la rencontre, où nous apportons à Jésus, comme l'ont fait les bergers de Bethléem et les habitants de Greccio, les attentes et les préoccupations de la vie. Si, devant la crèche, nous confions à Jésus tout ce qui nous est cher, nous connaîtrons nous aussi une "grande joie" (Mt 2,10).» Une joie que le Pape souhaite voir provenir de la contemplation, de l'esprit d'émerveillement face à ces mystères. «Allons devant la crèche. Que chacun regarde, regarde, et que l'on sente quelque chose dans son cœur», a-t-il prié.

Delphine Allaire pour Vatican News


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