Elections en RDC : Des irrégularités constatées par la Conférence épiscopale et l’Église du Christ au Congo


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Elections en RDC : Des irrégularités constatées par la Conférence épiscopale et l’Église du Christ au Congo
Par La rédaction
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La Commission Justice & Paix Belgique se joint à ses partenaires de la CENCO (Commission Épiscopale Nationale du Congo) et de l'ECC (Église du Christ au Congo), actuellement en mission d'observation électorale, pour faire part de leurs inquiétudes et premiers constats concernant l'élection actuelle en RD Congo. Dans un communiqué, la CJP relève quelques unes de ces irrégularités.

Un bureau de vote à Bukavu, une ville du Sud-Kivu. Les Congolais sont invités aux urnes dans le cadre des élections générales qui regroupent à la fois les élections présidentielles, législatives, provinciales et locales. © MONUSCO Photos (Flickr)

Forte de son expertise sur les enjeux de paix et de démocratie en Afrique centrale, forte de ses liens
étroits avec les organisations de la société civile de la région des Grands Lacs, la Commission Justice
& Paix Belgique (CJP) suit attentivement les dernières étapes du cycle électoral général en RD Congo.

Retards, manque de matériel électoral...

Dans un communiqué daté de ce jeudi 21 décembre, la CJP dit observer avec inquiétude les irrégularités constatées jusqu’ici par ses partenaires de la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo) et de l’ECC (Église du Christ au Congo) concernant le déroulement des scrutins au travers de leur Mission d’observation électorale (MOE CENCO ECC).

Parmi les irrégularités, la MOE CENCO ECC a dévoilé dans son dernier rapport de ce mercredi 20 décembre le déploiement tardif du matériel électoral et des agents électoraux dans un nombre significatif de bureaux de vote. D’autres bureaux de vote n’ont pas été opérationnels pour des questions techniques ou logistiques, telles que l’absence des listes des électeurs ou de machines à voter. Seul un tiers des bureaux de vote ont été ouverts à l’heure prévue.

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Des manquements déjà dénoncés durant la période préélectorale

Dans certaines zones, les observateurs indépendants et les témoins des partis ont été empêchés de
mener leur mission. De plus, des incidents sécuritaires ont été observés, comme des tensions entre les
militants des divers partis, des bureaux saccagés et de la violence policière face à des électeurs à bout
de nerfs.

Les Congolaises et Congolais traversent aujourd’hui une période charnière de leur histoire nationale.
Or, les manquements de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) dans la gestion du
processus électoral, dénoncés par la CENCO et l’ECC durant toute la période préélectorale, ainsi que
les irrégularités dans l’organisation et le déroulement des scrutins entament largement la crédibilité de
l’ensemble du processus.

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© MONUSCO Photos (Flickr)

C.L. avec cp


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