Commentaire de l’évangile du 27e dimanche du Temps Ordinaire A : « Les vignerons homicides »


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Commentaire de l’évangile du 27e dimanche du Temps Ordinaire A : « Les vignerons homicides »
Par Angèle Mamuza
Publié le
3 min

Apprendre tous les jours à mieux aimer, en faisant nos gammes et nos arpèges sur le clavier de la vie et de l’amour... c'est ce que Dieu inspire chaque jour..., nous dit notre commentateur du jour, voyons ce qu'il nous en dit encore...

On passe facilement du mal au vice. Les professeurs sont souvent étonnés, et épuisés, par l’inventivité et la créativité de certains de leurs élèves dans leur chahut. Ils ne savent pas quoi inventer pour agacer leurs professeurs, tout en évitant de se faire prendre. Ce n’est pas un art, cela devient une composition artistique. Il en est de même dans certains bureaux ou certaines sociétés. Il y a des salariés qui ne savent pas quoi inventer pour se faire une pause cigarette ou une pause café. Ce n’est plus du travail, c’est de l’esquive continuelle. Encore heureux que certains ne cherchent pas à nuire à leurs collègues ou leurs inférieurs. Il y a certes des règles générales de travail que chacun tâche d’observer avec plus ou moins de zèle. Mais il y a des supérieurs ou des plus anciens qui ont le génie d’inventer sans cesse de nouvelles règles, non pas écrites, mais traditionnelles que personne n’a jamais connues, mais qui surgissent pour le seul plaisir de manifester son autorité et de se faire passer pour supérieurs.

il en est de même dans l’évangile d’aujourd’hui. De petits vignerons laissés à l’abandon commencent à commettre quelques petites irrégularités dans le travail: ils arrivent en retard, ou même ne viennent plus au travail. Ils chapardent l’une ou l’autre grappe, et même, pourquoi pas?, quelques petits outils. Vient l’heure de la paye ou de l’évaluation annuelle du travail. Commence alors la grande scène du mensonge ou de l’invention: c’était le mauvais temps, la grève des transports, la maladie imaginaire de la belle-mère.

Il en est de la vertu comme du vice. Cela s’apprend. Cela se développe. Regardez ce petit garçon installé devant son piano. Cela fait des heures depuis des semaines et des mois qu’il répète le solfège et qu’il tape ses gammes. Et pourtant, il commence déjà à maîtriser son instrument, le piano. Il peut non seulement jouer des morceaux de plus en plus difficiles, et de plus en plus beaux, mais il arrive aussi parfois à composer de nouvelles partitions. Il n’est plus esclave de son clavier, il en est devenu le maître et les gens autour de lui admirent de plus en plus sa virtuosité. Il en est de même pour la cuisine qui est faite de compétences matérielles, mais aussi de créativité culinaire.

Il en est de même pour chacun d’entre nous, même si parfois nous sommes découragés. Nous ne savons jamais comment bien faire. Un aumônier d’hôpital ne sait jamais qui il va rencontrer dans une chambre de soins intensifs. Toujours il demande la grâce du Saint-Esprit avant de franchir le seuil et de voir la personne alitée, encombrée par de nombreux tuyaux et perfusions. Et souvent, il se dit qu’il aurait pu faire mieux, mais il a donné tout son cœur et il a écouté de toute son âme.

C’est cela le grand défi de notre vie: apprendre tous les jours à mieux aimer, en faisant nos gammes et nos arpèges sur le clavier de la vie et de l’amour. Et c’est Dieu qui nous inspire chaque jour.

Sierra Exif JPEG

Frère Philippe HENNE, o.p.

 

 

 

 

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Catégorie : L'actu

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