Commentaire de l’évangile du 23e dimanche du Temps Ordinaire A : « Le vrai défi de nos relations humaines »


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Commentaire de l’évangile du 23e dimanche du Temps Ordinaire A : « Le vrai défi de nos relations humaines »
Par Angèle Mamuza
Publié le
3 min

Les journaux, aujourd'hui, regorgent d'actualités en tout genre; ce ne fut pas toujours de tout repos au temps de Jésus avec les Romains... Voyons ce qu'en dit notre commentateur du jour:

Quand nous lisons les journaux et que nous scrutons l’actualité, la qualité des relations humaines est désastreuse. Scandales, abus, harcèlement, autoritarisme… sont fréquents dans la société. Au temps de Jésus, les relations avec les Romains, entre les juifs et ceux qui se disaient de la communauté des chrétiens étaient problématiques. Et même au sein des communautés naissantes créées par Pierre, Paul et les autres, ce n’était pas toujours la bonne entente. Aujourd’hui, nos communautés chrétiennes n’échappent pas à cette réalité.

Au cours de sa vie, Jésus n’a eu de cesse de défendre les petits, les gens fragiles et plus faibles, d’ériger en principe absolu l’amour, l’accomplissement parfait de la Loi. Mais comment aimer dans nos relations en temps de crise?

Dans nos entreprises, dans nos familles, dans les groupes divers auxquels nous appartenons et en Eglise aussi, il y a d’inévitables conflits. Comment concilier des points de vue différents en évitant la loi du plus fort? Comment les régler selon le primat de l’Amour? Jésus aurait pu être un excellent gestionnaire des ressources humaines. Voulez-vous connaître sa recette ultra simple, et reprise depuis des siècles par les médiateurs dignes de ce nom? L’écoute et le dialogue.

L’écoute et le dialogue

Jésus avait une bonne connaissance des relations humaines. Pour lui, c’était essentiel que l’entente puisse régner dans la communauté et entre les personnes. L’amour auquel il croyait était concret. Chacun était important, unique. Ainsi, en cas de conflit, Jésus proposait une démarche graduelle en trois temps pour que les relations soient vraies et fraternelles, dans l’amour et la vérité. "Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Eglise." (Mt 18,15-17) Elle protège le frère qui a commis une faute - celui qu’il considère comme une personne en danger – d’une justice expéditive. Il a ce souci primordial du faible.

Le souci du plus faible

Dans combien de cas, lors de disputes conjugales, dans les entreprises, dans des conflits de toutes sortes, n’assistons-nous pas à cette justice expéditive, à la loi du plus fort qui s’impose, qui condamne et exclut sans qu’il n’y ait eu aucune possibilité d’écoute et de dialogue? Regardons autour de nous: c’est ultra fréquent, y compris dans les milieux ecclésiaux ou avec des personnes qui se disent chrétiennes! Ainsi Jésus veut attirer notre attention sur le petit, sur celui que nous avons vite fait de catégoriser de "brebis galeuse". Or Jésus, comme berger du troupeau – leader de son groupe – a toujours veillé à ce qu’aucun ne se perde. Comment pouvons-nous traduire cela dans les conflits dont nous sommes témoins ou protagonistes?

En ce début d’année, ensemble relevons ce défi de vivre cette démarche dans nos relations et dans les inévitables conflits quotidiens.

Père Eric VOLLEN, s.j.

Catégorie : L'actu

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