Le Pape François s'apprête à partir pour la Mongolie, du 31 août au 4 septembre. Ce voyage apostolique correspond à la fois à une visite pastorale et à la visite d'Etat du Saint-Père. François y rencontrera une Eglise, petite en nombre mais vive dans la foi.

Ce jeudi soir, François décollera de Rome pour un long vol qui l'emmènera à Oulan-Bator. Cela représente la première visite d'un Pape en Mongolie, où les fidèles ont du mal à réaliser que l'évêque de Rome s'intéresse à eux. La surprise se mêle à la joie.
Après la prière de l’Angélus dimanche 27 août, évoquant son voyage en Mongolie, François s’est dit heureux de pourvoir rendre visite à cette petite, mais vivante, communauté catholique, composée d’environ 1500 fidèles. À Oulan-Bator, ceux qui attendent cette visite se disent encore surpris qu’un Souverain pontife vienne à leur rencontre. C’est cette attente, au travers de récits et témoignages à quelques jours de l’arrivée du Saint-Père, que raconte le reportage vidéo réalisé pour l'Agence Fides par Teresa Tseng Kuang yi.
Ce voyage en Mongolie que Jean-Paul II n'a pas eu le temps de réaliser...
Cette visite du Pape en Mongolie, «très désirée», figurait déjà dans les projets non réalisés de saint Jean-Paul II, après que la présence de missionnaires au début des années 1990 eut permis la renaissance de la communauté chrétienne dans le pays. La communauté qui recevra l'étreinte du successeur de Pierre au cœur de l'Asie est une Église «petite en nombre, mais vive dans la foi et grande dans la charité». François rencontrera non seulement les 1.500 catholiques du pays, mais aussi toutes les personnes «nobles» et «sages» de la grande tradition bouddhiste.

Pourquoi le Pape se rend-il en Mongolie? Pourquoi consacre-t-il cinq jours de son agenda (deux jours de voyage, trois à Oulan-Bator) à la visite d'un si petit groupe de catholiques? La "géopolitique" y est-elle pour quelque chose, puisqu'il s'agit d'un voyage dans un pays limitrophe de la Fédération de Russie et de la République populaire de Chine? En réalité, la motivation du pèlerinage à ces confins de l'Asie n'a aucune implication «géopolitique» et n'est certainement pas l'apanage du pontificat Bergoglio.
Le programme détaillé jour par jour
A la suite de Paul VI
Le lundi 30 novembre 1970, saint Paul VI s'est rendu jusqu'aux îles Samoa, dans l'océan Pacifique. Lors de la célébration de la messe dans le village de Leulumoega Tuai, sur la côte au nord-ouest de l'île d'Upolu, le Pape Montini avait mis de côté le «nous» de majesté utilisé à l'époque par les Souverains pontifes. Paul VI avait déclaré: «Ce n'est pas le plaisir du voyage, ni un quelconque intérêt qui m'a amené jusqu'à vous: je viens parce que nous sommes tous frères, ou plutôt parce que vous êtes mes fils et mes filles, et il est juste que, en tant que père de famille, de cette famille qu'est l'Église catholique, je montre à chacun qu'il a droit à une affection égale."
"Savez-vous ce que signifie l'Église catholique?, a-t-il poursuivi. Cela veut dire qu'elle est faite pour tout l'univers, qu'elle est faite pour tous, qu'elle n'est étrangère nulle part: tout homme, quelle que soit sa nation, sa race, son âge, son éducation, trouve sa place en elle».
L'Église, une place pour tous. L'Église où la priorité n'est pas le nombre et où personne n'est étranger, quelle que soit sa langue, sa culture, son peuple ou sa nation. C'est l'Église «para todos», pour tous, dont François a parlé à Lisbonne. Moins d'un mois après les JMJ, l'évêque de Rome reprend la route. François dit à ces «frères et sœurs de Mongolie» qu'il est «heureux de voyager pour être parmi eux comme le frère de tous».
(d'après Vatican News)
Un voyage à suivre via Vatican News et KTO

