Grand entretien avec Nicolas de Chezelles : « On continue à appliquer une pastorale datant d’il y a 150 ans »


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Grand entretien avec Nicolas de Chezelles : « On continue à appliquer une pastorale datant d’il y a 150 ans »
Par Vincent Delcorps
Publié le - Modifié le
2 min

Pour Nicolas de Chezelles, la mission est le débordement de la joie d’être chrétien. Une joie profonde, paisible, qui ne peut qu’être partagée. S’il invite les chrétiens à témoigner, il propose aussi aux communautés de devenir toujours plus missionnaires. Ce qui nécessite quelques transformations et un changement de culture.

"Etre missionnaire, c’est être tellement plein de Dieu qu’on a envie d’en parler". ©CathoBel

La mission est son terrain de chasse favori. Un lieu d’engagement, qu’il vit au quotidien. Un sujet de réflexion aussi: depuis une dizaine d’années, avec passion, Nicolas de Chezelles accompagne des communautés et les aide à devenir plus missionnaires. Au fil des ans, quelques auteurs l’ont aidé à théoriser son action – il s’inspire surtout de James Mallon, un prêtre catholique canadien, et de Rick Warren, un pasteur baptiste. Mais lorsqu’il nous parle de La joie de l’Evangile, l’exhortation apostolique signée par le pape François en 2013, son visage s’éblouit d’une façon toute particulière…

Alors, comment être missionnaire en 2023 dans nos régions?

J’ai beaucoup travaillé avec La joie de l’Evangile. Ce qui me touche beaucoup, c’est que dans les sept premiers paragraphes de cette exhortation apostolique, le pape ne parle que de la joie d’être chrétien: la joie de la rencontre, la joie d’être aimé, d’être sauvé… Puis, dans le huitième paragraphe, le texte bascule: on est tellement emplis de cette joie, écrit-il, qu’on ne peut pas ne pas la partager. Pour moi, tout est là: l’élan missionnaire, c’est le trop-plein de la joie d’être chrétien.

Mon épouse et moi avons connu une expérience spirituelle très forte en 1973. On a été baigné de l’amour de Dieu d’une façon extraordinaire. Cela nous a énormément remués. Depuis lors, on a ce feu et on le partage. Etre missionnaire, c’est donc d’abord avoir été touché par l’amour de Dieu.

Propos recueillis par Vincent DELCORPS

Catégorie : L'actu

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